Paralysie générale
(LtwiER. Annales mcdico-psychol. de 1849, t. Ior, p. 50.)
Peu de temps après son dernier écoulement menstruel, Chigné, qui a 50 ans, commença à s'apercevoir d'une faiblesse notable dans les membres inférieurs, puis dans les membres supérieurs; depuis la même époque, elle eut une paralysie de la vessie et du rectum assez marquée. Quelques semaines après, elle ressentit des maux de tête, des étourdissements qui prirent le caractère épileptique. Plus tard, elle hésita en parlant, et fit des faux pas. La sensibilité générale était notablement affaiblie, la mémoire récente était diminuée. On l'amena ta l'hôpital .
Vingt mois ensuite, la malade offrait les mêmes symptômes, mais plus accentués.
L'âge critique, ajoute l'auteur, est sans doute une des causes qui prédisposent le plus activement la femme aux affections cérébrales. Il est assez fréquent de voir la paralysie générale survenir, presque immédiatement après la disparition définitive de l'écoulement menstruel. A cet égard, les opinions diffèrent. Des médecins croient, au contraire, que la ménopause tarit une source de malaises et de maux réels, que les femmes sujettes aux congestions cérébrales se portent mieux après qu'avant celle époque. Quant à nous, nous partageons l'opinion de M. Limier, en ce sens que nous pensons, — d'après ce qu'il nous a été donné de voir dans