‹ Des névroses menstruelles; ou, La menstruation dans ses rapports avec les maladies nerveuses et mentalesChapitre 91 sur 174 · méningite · texte numérisé non relu

méningite

Andral. Op. cit. T. V, p. 130.]

Une couturière de 28 ans, mère de famille, est vivement affectée de quelques propos extravagants. Les règles, au milieu de leur cours, se suppriment, et cette femme est prise aussitôt d'un violent frisson qui dure vingt-quatre heures.

Le lendemain, phénomènes hystériques.

Le troisième jour, rejet de toute ingestion.

Le cinquième, douleur rachidienne, pouls fréquent, constipation.

Le septième, sommeil agité, roideurs tétaniques.

Le huitième, délire.

Le neuvième, face gripée, augmentation de l'algie, regard incertain, soubresauts tendineux.

Le dixième, sueurs froides, trismus violent, oppression, mort.

Autopsie : inflammation des méninges encéphalo-rachidiennes.

Il est fâcheux que les antécédents nous soient restés inconnus. On y aurait pu trouver les éléments créateurs de l'affection. Le fait n'en existe pas moins, frappant et terrible : là encore, il faut supposer une grande prédisposition héréditaire ou acquise. L'expérience apprend que l'hérédité doit être soupçonnée, toutes les fois que la cause est trop en disproportion avec l'effet1.

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