StnpidUé
{Brocuin. Annales méd. psychologiques ^ 1857, t. IV, page 120.
Une fille de 15 ans, chlorotique, réglée depuis dix-huit mois, éprouvait à chaque époque menstruelle de petites attaques convulsives hystériformes. Après trois mois de traitement, son état paraissait s*être amélioré, lorsqu'à l'époque des règles, les convulsions furent remplacées par une espèce d'imbécillité. Immobile sur un lit, pleurant sans cesse, ne répondant qu'avec peine et incohérence, ne demandant rien, ne mangeant et ne buvant que par force, la malade restait étrangère à ce qui se passait autour d'elle. Visions plus ou moins erotiques. Une fois les règles parues, la raison revenait.
On ne pourra nier la cause de cette affection mentale. C'est une maladie du cerveau se substituant à une maladie du cerveau, mais plus grave et par sa durée, et par sa nature. Le docteur Pcschicr, qui l'avait communiquée à notre confrère, ne doutait pas plus que nous de son origine. — Une circonstance de cette Observation mérite d'être relevée : l'efficacité du sulfate de quinine, qui a amende les phénomènes les deux premières fois, et a fini par les faire totalement disparaître.
Comment a-t-il agi? Comme antipcriodique, comme névrosténique, ou comme sédatif? Quelques médecins en ont fait un excitant. Nous aurons plusieurs fois occasion d'y revenir.