Convulsions
(BouRDiN. Annales médico^psychologiques, 1847, t, IX. p. 469.)
Une femme de la campagne, née d'un père ivrogne, sœiir d'un épileptique et d'une hypochondriaque , tenait sur ses genoux son enfant qui fut pris d'agitation spasmodique. Se souvenant du pronostic du médecin, la malheureuse mère eut une selle liquide extraordinaire, puis des mouvements convulsifs qui durèrent une heure. Dans la nuit arrivèrent les règles, et le calme revint. Depuis, chaque mois, à la même heure, la veille de Técoulement, des accidents identiques se reproduisirent, et cela pendant 17 ans.
Voyez-vous l'influence de l'hérédité qui se manifeste, à partir du père, chez tous les enfants, et qui commençait à se manifester à la troisième génération chez le dernier-né? Mais, comment expliquer, autrement que par la tendance mystérieuse à la périodicité de toute affection nerveuse, ce retour mathématique des crises? La selle liquide est le résultat naturel et immédiat de l'émotion. Elle n'a rien qui doive nous surprendre : les passions agissent sur les appareils organiques, selon les prédispositions des sujets et leur nature à elles. On sait que l'attente produit des coliques, la peur le dévoiement, la frayeur la jaunisse, etc. Il faut donc supposer qu'il y a eu, ici, transmission de l'effet moral sur la moelle épinière par le trisplanchnique.