MIGRAINE
couche. Elle souffrait d'une céphalalgie honible. Celle-ci et la \itesse du pouls m'avaient obligé de mettre la malade à la diète. J'ordonnai quelques bouillons, et, peu à peu ranimant ses forces, je la vis guérir.
Cette céphalalgie a été notée par Mauriceau. Leroux, de Dijon, l'attribue à la perte des globules rouges. Ici, en effet, elle tenait moins à l'utérus, instrument pathogénique, qu'à l'épuisement sanguin, source d'une douleur que calme la restauration. En mainte autre circonstance ces phénomènes convulsifs se seraient produits, comme l'a remarqué Porta dans son Traité des pertes chez les femmes enceintes. Il est d'observation journalière que le mal de tête tient parfois à l'inanition, et que celle-ci se dégage dès que l'estomac est satisfait.