‹ Des névroses menstruellesChapitre 3 sur 130 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

i . — Céphalalgie.

(F. HoFPMAWN. Consultation, et responsor, médicinal,, 1735. Sect. III, cas. CXIII.)

Une jeune et vigoureuse fille de 21 ans, souffrant déjà depuis quatre ans d'une rétention menstruelle, fut prise de maux d'estomac et d'une névropathie invincible. Les règles manquaient toujours. Elle éprouva de la constipation, dé la chaleur de tête, du froid aux extrémités, et une céphalalgie compressive accompagnée de sifflements d'oreilles avec soubresauts des tendons. Une nouvelle médication échoua ; les règles manquaient encore. Les douleurs atroces de tête, après s'être localisées au sommet, envahirent définitivement la totalité.

D'après le titre donné h cette observation {De diutiirnâ et maie tractatâ memium obslructione) , l'auleur attri-

bue le mal à l'obstruction mensuelle, et son aggravation aux remèdes employés pour la combattre. De général le mouvement nerveux était devenu local, il s'était fixé à la tête. Freind, dans son Emménotogie^ classe ce symptôme au nombre des premiers qui suivent la suppression. Il n'est pas de praticien qui n'ait été à même de le constater ; mais il passe inaperçu ou est négligé, à raison même de sa vulgarité et du peu d'importance qu'on y attache.

t. — Céphalalgfie.

(Chàmbon. Maladies des filles, 1799, t. H, p. 65.)

Une fille de 19 ans, d'un tempérament sanguin, eut pendant six à huit ans des pertes fréquentes, qui duraient dix à douze jours. Les parents n'y firent pas grande attention, mais l'affaiblissement et les douleurs violentes de tête les décidèrent à demander des conseils. L'utérus était engorgé. Je prescrivis Tusage des eaux minérales, pour ranimer les forces. Celles-ci, au bout du troisième mois de traitement, se rétablirent ; puis l'engorgement disparut, les maux de tête se dissipèrent, et la santé se remit.

Ce n'était certainement pas l'engorgement utérin qui avait déterminé ces violentes douleurs de tête, mais il a probablement été le point de départ de l'accident. En tout cas, le traitement a bien indiqué les causes du mal , car il a fait cesser tout symptôme.

Reste à savoir quelle a été l'action des eaux minérales ; si elles étaient artificielles, de quelle manière elles furent prises. Nous nous tiendrons dans la ligne des conjectures, avec une forte présomption pour les eaux ferrugineuses.

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