‹ Des névroses menstruellesChapitre 51 sur 130 · Catalepsie · texte numérisé non relu

Catalepsie

(Michel. Journal de Vandermonde, 1759, t. XI, p. 109.)

Claudine Despal, âgée de 18 ans, d'un tempérament sanguin, entra à l'hôpital de Moulins, pour une suppression de règles occasionnée par une peur. Elle jetait le sang par le nez, par la bouche, en telle quantité que quatre saignées suffirent à peine pour Tarrêter. Au bout de huit jours, elle sortit. Deux mois après, je la retrouve à l'hôpital, en plein sommeil comateux, datant de deux mois, privée de mouvement et de sentiment, vomissant les deux tiers des aliments qu'on lui ingurgitait; et gardant, quanta ses membres, la position qu'on lui donnait. J'imaginai des frictions mercurielles renouvelées, ne pouvant faire mieux. Après dix frictions, les règles parurent ; le mieux se déclara. Je prescrivis ensuite les eaux de Bardon, le sel de nitre, et j'eus le bonheur de la guérir.

Même réflexion que pour les observations précédentes, qui prouvent qu'il s'agit moins, dans la suppression, de soustraire du sang que d'en rétablir le cours. Reste à expliquer la différence d'action sous l'empire de causes analogues,

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