‹ Des névroses menstruellesChapitre 52 sur 130 · Catalepsie · texte numérisé non relu

Catalepsie

(Ï^AMETTRiE, cité p8P Tîssot. îti Traité des nerfs^ chap. XXI.)

Hélène, âgée de 17 ans, et Olive sa sœur aînée, furent attaquées, l'une le 11, l'autre le 18 mars, d'une affection hystérique causée par la suppression de leurs règles.

L'aînée n'eut que cinq ou six accès consécutifs et fut bientôt radicalement guérie, grâce aux emménagogues, et aux anti-hystériques qui lui rendirent ses règles.

Ces remèdes irritèrent le mal de sa sœur, qui tomba dans une catalepsie véritable. Après les mois de juin et juillet passés à la campagne, il y eut une rémission. Le retour à la ville ramena les accidents, /qui dégénérèrent en apoplexie*

Lamettrie, comme son commentateur, rattache l'affection nerveuse de ces jeunes filles à la même origine. Si la cadette n'a pas été aussi heureuse que sa sœur, l'insuccès n'infirme en rien la valeur de l'analogie ; il y avait sans doute chez elle des dispositions individuelles, qui compliquaient la situation. Tous les jours, des maux déterminés par le même accident guérissent par des procédés divers. Le tempérament, la constitution, les antécédents, l'idiosyncrasie, sont autant d'inconnues qu'il n'est pas toujours possible de dégager. Nous tirerons, en outre, cet enseignement : que des névroses convertissent quelquefois l'altération fonctionnelle en lésion organique. Félix Plater dit que très-souvent la rétention menstruelle cause la catalepsie [Praxeos medicx opus menlis consternât, causa)^ et MûUer cite un cas de catalepsie due à une suppression des règles, dont les accès duraient six heures.

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