État éplleptiforme
(Gendrin. Traité philos, de méd, prat, 1859, t. H, p. 70.)
Nous avons observé une jeune femme, chez laquelle une dysménorrhée, déterminant une épistaxis d'ailleurs peu abondante, débutait à chaque attaque par des accidents épileptiques, qui avaient fait porter sur cette maladie un fâcheux pronostic. Cependant, tous ces accidents disparurent, l'épistaxis elle-même, lorsqu'on eut ramené, par un traitement méthodique, les phénomènes de la menstruation à leur état normal.
D'aprèsce qui s'est passé là, l'épistaxis n'était qu'une déviation sanguine vers les lobes frontaux, qui a cessé par l'effet du traitement. Si la perte se fût opérée par les muqueuses nasales, le mal n'aurait pas affecté la forme convulsive; car l'hémorrhagie nasale simple, et sans accidents, est trèscommune dans le jeune âge, avant la nubilité, ou même la puberté. On obtient d'autant plus de résultats, qu'on en saisit la portée et qu'on y porte vite remède.
Hippocrate a dit, en parlant de la saignée familière aux jeunes gens : Grandioribus ad pubertalem ex naribus profluvium.