er lignes éplleptlqnes
(Hoffmann. Opère et loco citatis.)
Une femme de 36 ans s'était délivrée de la gale, par le moyen d'une pommade mercurielle. Elle devint sujette à l'irrégularité du flux menstruel, qui, quelquefois, se faisait attendre dix et quinze semaines. Elle fut grosse, et éprouva des vertiges qui débutaient par un fourmillement dans le pied gauche.
Peu après, les accès la privèrent de la raison, et elle tomba dans l'épilepsie.
Jusqu'à quel point la suppression de la gale peut-elle donner lieu aux vertiges? Le médecin allemand avait-il bien eu affaire avec la gale, et n'écrivit-il pas sous le coup du préjuge ou de l'ignorance du temps? N'y avait-il pas même eu là une simple coïncidence? Restons dans le doute.
(Félix Plater. Observationum très libri, lib. 1.)
Une jeune fille, qui ne fut jamais menstruée, souffrît pendant de longues années d'un mal caduc, qui la prenait le plus souvent aux approches de la lune
Après quelque amélioration, elle retomba pour toujours sous l'empire de son infirmité*
Tout en regrettant le laconisme de cette observation, nous n'en considérons pas moins la coïncidence des attaques avec l'époque de la nouvelle lunc^ comme la preuve d'un obstacle à l'accomplissertient des fonctions mensuelles, cause de l'épilepsie, déjà préparée par une puberté laborieuse. Quant à l'action exercée par la lune sur l'épilepsie, et malgi^é les recherches de Toaldo et de Daquln, nous avouons ne pas être convaincu; d'après notre propre expérience. (Voyez notre article dans le Journal de médecine mentale^ 1 865, tome V;)
S'il est des auteurs qui prétendent que la période menstruelle suit le cours de la lune, on peut leur répondre que les femmes, loin d'avoir leurs règles correspondant aux phases de cet astre, les ont à des époques différentes les unes des autres.
(Sauvages. Nos. citât, classe IX, c. 7.)
Une blancbisseuse n'approchait jamais du moment de ses règles, sans être assaillie d'attaques. Celles-ci persistaient, si les règles coulaient avec trop d'abondance. Son médecin lui dit de •prendre des grands bains tièdes, et de la jusquiame blanche; l'écoulement et l'épilepsie cessèrent. Ce praticien, se rappelant que la malade avait déterminé l'apparition du sang menstruel par des pédiluves froids, ordonna des fomentations froides sur le bas-ventre pendant toute la durée de l'époque menstruelle. Celle-ci se régularisa, et la malade guérit.
Il ne s^agissait plus ici de suppression, c'était l'excès d'abondance qui occasionnait les convulsions. En modérant l'écoulement, on rétablit l'équilibre des liquides, et l'on témoigna de prudence comme de perspicacité. C'est ce que fit Freind, comme nous l'avons vu. Nous aurons souvent à revenir sur cette indication.
9 s. — Épilepaic.
[Sauvages. Nosologie méthod.f Vf classe, année 1771, U I, p. 787.)
Une fille âgée de 20 ans, à qUi la frayeur avait causé l'épilepsie, souffrait dans le jour plusieurs accès d'épilepsie utérine* Elle était pale, bouffie, et très-peu réglée. Ayant pris pendant deux mois l'extrait de ciguë, le flux menstruel reparut; un vomissement habituel, dont elle était ci-devant attaquée, s'arrêta dès la première dose, elle reprit sa couleur Naturelle; et, au^ Jourd'hui, elle est forte et vigoui'euse;
La ciguë est un narcotique. Gomment donc a-t-elle agi? Est-ce en calmant l'excitation nerveuse, par conséquent l'appareil utérin ? L'expérimentation seule nous l'apprendrait. Toujours est-il que l'épilepsie tenait bien à la suppression, puisque la suppression détruite a entraîné la guérison, et qu'en même temps a cessé le vomissement supplémentaire. Ce que nous disons de la ciguë, peut tout aussi bien s'appliquer à l'opium ; car nous ne sachions pas que la première de ces substances ait une action élective. Or nous verrons celui-ci produire le même succès, dans un cas de manie publié par M. Baillarger.
[Du BouEix. Journal de Vandermonde^ t. XXX, p. 440.)
Je fus appelé dans un couvent, pour y voir une domestique, âgée d'environ 21 ans, d'un tempérament pléthorique, s'étant bien portée jusqu'à son premier accès de haut-mal, datant de six semaines. Questionnée, elle avoua que ses règles s'étaient arrêtées, et que depuis elle avait éprouvé de violents maux de tête, des saignements parle nez, deséblouissements, des vertiges, des coliques, etc.; et qu'un jour sa vue s'était affaiblie : les objets lui avaient semblé tourner, une hémorrhagie nasale s'était déclarée, une perte totale de connaissance s'en était suivie, accident dont elle n'avait pas le moindre souvenir. Le lendemain et les jours suivants, celui-ci se renouvela. Je la fis saigner deux fois aux bras, je la purgeai avec un éméto-cathartique, je lui prescrivis des bains de jambes et de la limaille de fer associée à la crème de tartre, etc., qui ramenèrent les règles. Au bout d'un mois, elle était guérie.
Ce qui ferait admettre que la maladie tenait à un état de pléthore, c'est la force du tempérament, la nature de la cause, les moyens mis en œuvre pour la combattre, et la rapidité d'action de ces moyens, qui n'eussent pas eu le temps de produire leur effet s'ils avaient été toniques et analeptiques.
[Ph. Pinel. Médecine clinique, 3* édit., p. 344.)
Une dame, d'une constitution robuste, fut toujours bien portante jusqu'à Tâge de 45 ans, époque de la cessation des menstrues et d'une première attaque attribuée à de schagrins, laquelle se renouvela chaque jour, pendant un an, puis ne reparut que tous les deux mois. Elle était sujette, en outre, depuis son enfance, à une paralysie généralisée complète.
Rares sont les cas de ce genre ; l'épilepsie, loin de paraître à l'âge critique, cesse plus souvent à cet âge, comme le montre, par un exemple, M. Brierre de Boismont, et ainsi que je l'ai constaté dans deux circonstances, entre autres chez une aliénée, qui depuis n'a cessé d'être agitée. Rappelons-nous ce qui a été dit à l'article migraine, au sujet de névroses alternantes indestructibles.
(Ph. Pinel. Ibidem^ p. 331.)
F., âgée de 18 ans, d'un tempérament sanguin d'une bonne santé, jusqu'à l'âge de 14 ans. A cette époque, qui fut celle de la première menstruation, une vive frayeur causa la suppres sion, suivie immédiatement d'une attaque d'épilepsie.
Les menstrues revinrent à la suite d'une fièvre, mais demeurèrent irrégulières.
La malade fut transportée dans un hôpital et soumise au traitement le plus actif pendant près d'une année, puis entra à la Salpétrière, où un traitement méthodique régularisa les menstrues qui n'en restèrent pas moins peu abondantes, et ne purent que ramener le chiffre des crises à deux ou trois par mois.
Le traitement n'a pas eu de succès ; mais il n'en demeure pas moins acquis, que la menstruation n'ayant pu être ré-
BERTBIER. — NÉVROSES. 6
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gularisée n'a pas permis aux attaques de disparaître entièrement. Un état nerveux primitif dominait vraisemblablement l'économie, et c'est à celui-ci surtout que la cure devait s'adresser. Des renseignements sur les influences héréditaires eussent peut-être expliqué cet insuccès relatif. Pressavin, dans son Traité des vapeurs^ attribue à deux causes les accidents nerveux, consécutifs à la suppression des menstrues: la pléthore et Tengorgement de la matrice. On trouve un' exemple pareil, concernant une veuve de 31 ans, dans Maisonneuve {Recherches et observ. sur répilepsie^ 1805).