Paraplégie commeiiçaiito
(Desfrat. Du spinitis, thèse de Paris, 1813, p. 7.)
Marie, âgée de 28 ans, fortement constituée, avait éprouvé plusieurs irrégularités menstruelle^, après beaucoup d'imprudences.
Un jour, courant sur une vache, elle tomba dans l'eau d'une fontaine. Les règles coulaient: aussitôt douleurs lombaires, engourdissement des extrémités pelviennes, paralysie de la vessie. On appliqua dix-huit sangsues à la vulve, en fomenta les lombes avec de la flanelle, etc. Le spasme des cuisses et des jambes diminua. Le cinquième jour de la maladie, on réitéra l'application des sangsues, et la paralysie cessa.
Il est évident que si des secours intelligents n'eussent pas été prodigués à cette fille, elle aurait tôt ou tard succombé à une paralysie ; car elle se fut créé une prédisposition à cette maladie. Le traitement Tatteste. Nos recherches confimeraient la pratique du D^'Brierre qui, dans deux cas, a observé la coïncidence de la paralysie avec les phénomènes précurseurs du flux menstruel {Folie puerpérale citée, p. 578).
Du reste, les témoignages d'OUivier d'Angers cl de Leroy d'EtioUes — qui rapportent le cas — suffisent pour mettre hors de doute ici les rapports de ce flux avec la congestion du rachis. (Voyez Ollivier, Traité de la moelle^ 1837, observ. LXX, et Leroy, Paralysies des membres inférieurs^ i^* partie, p. 108.)