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fltO. — Délire fébrile.
(Ddsourd. Opère cîlato. Observ. 69.)
Une demoiselle, sujette à des agitations nerveuses, se met dans Teau froide au début de ses règles. Celles-ci se suppriment. Dès le soir se font sentir une vive douleur à la tête, des pandiculations, et un peu de fièvre. Le lendemain, grande agitation et persistance de la fièvre. — Saignée, bains de pieds, potions purgatives. Le second jour : délire violent, extrême agitation et très-peu de fièvre ; sinapismes, réfrigérants sur la tête, sangsues à la vulve, julep à la laitue et à la valériane, extrait aqueux d'opium. Amélioration. Puis, retour des accidents avec la cessation du traitement, et complication d'une fièvre intermittente. Alors, cessation des accès et du délire. On dirige un courant de Vapeur sur la vulve... peu à peu reviennent les règles, qui calment les désordres. Les troubles nerveux ne cédèrent définitivement, que lorsque les indices de la menstruation reparurent.
â â i . — Béllre félirile.
(Vamdermokde. Journal de médecine et de chirurgie, 1759, t. X, p. 21.)
Une fille d'environ 23 ans, étant irrégulièrement menstruée depuis dix mois, fut attaquée d'une fièvre avec délire, que le médecin crut indépendant de la pyrexie et constituer une aliénation mentale. Réfléchissant à l'irrégularité des règles, aux douleurs de tête que la malade avait éprouvées après la suppression, M. Majaud, médecin del'Hôtel-Dieu, fit appliquer six sangsucs à la vulve. Pendant deux menstruations, il v eut un mieux
très-marqué; à l'époque de la troisième, les règles reparurent, et la malade fut guérie.
Le médecin a fait preuve d'une grande sagacité ; car il. était difficile d'entrevoir la véritable cause de ce délire fé-
brile, et le succès du traitement a confirmé sa manière d voir. Que de gens, à sa place, n'eussent pas manqué de re — jeter cette cause avec énergie, et eussent été loin de la soupçonner! Le délire, évidemment, n'était qu'un épiphénomène, une dépendance de l'hypérémie cérébrale.
lit. — Encéphalite.
(BociLLAUD. Traité clinique de VEncéphalite, 1825, p. 32.)
Une couturière de 56 ans, d'un tempérament nervoso-sanguin, était sujette, depuis trois ans que ses règles avaient cessé, à de* attaques apoplectiformes qui revenaient toutes les six semaines, précédées de céphalalgie et d'étourdissements. Le 16 août 1822, elle éprouve une attaque très- forte. Le 17, perte de la parole, torsion delà bouche à gauche, paralysie des membres droits, pouls dur, plutôt lent, convulsions épileptiformes toutes les cinq minutes. Aggravation le 19, pouls à 175, mort*
L'autopsie confirma pleinement le diagnostic.
En récapitulant les causes de l'encéphalite, l'auteur croit devoir épargner les considérations banales qu'il pourrait présenter relativement à plusieurs causes prédisposantes, telles que la suppression d'évacuations habituelles. Mais, Lallemand reproduit Tobservation dans sa lettre 6, comme preuve des effets de la suppression des règles, et, l'on sait qu'il était moins que crédule. A mon avis, elle combat vic^ torieusemcnt l'opinion, qui voit dans Tage critique une évo-