‹ Des névroses menstruellesChapitre 76 sur 130 · Aberration maniaque Innomée · texte numérisé non relu

Aberration maniaque Innomée

(Pri. Reciieil de Mémoires et é Observations de médecine légale, Berlin, 1791,

t. Vlir, p. 236.)

Une femme était sujette, à chaque époque menstruelle, à un trouble moral très-singulier. Elle se livre un jour à des accès de colère, et adresse, devant témoin, les injures les plus grossières à une personne de son sexe.

L'insultée porte plainte : la coupable nie et proteste. Appelée à prêter serment, elle jure de ne point se rappeler ce dont on l'accuse. La plaignante, condamnée aux dépens, finit par découvrir le témoin, et la déclaration de celui-ci met en évidence la fausseté du serment. Ce voyant, la justice charge le professeur Berends d'examiner l'inculpée.

Il ressort de l'interrogatoire que :

A chaque époque menstruelle, et pendant toute la durée de l'évacuation, la femme en question est atteinte d'une sorte de congestion cérébrale avec accélération du pouls qui s'accompagne de délire.

Voici un type* Il n'est, du reste, que rexagératîon d'un fait journalier. Chaque jour des femmes éprouvent, lors do leurs menstrues, une surexcitation, qui tranche tellement avec leur caractère et leurs habitudes, qu'on est tout de suite tenté d'en demander la cause. Il ressort de cette considération, que les maris doivent tenir grand compte d'une telle situation dans leur conduite vis-à-vis de leurs épouses, dont la volonté n'est pas toujours entièrement libre à certains moments, et que les magistrats doivent être instruits de ces phénomènes qui pèsent avec justice sur leurs appréciations et sur leurs verdicts. Nous trouvons dans Dumoulin, Traité du rhumatisme et des vapeurs, 1703, page 292, l'histoire d'une femme de vingt ans, en proie aux-mômes accidents, mais par suite d'une rctontioni

HINIE SANS DÉURE VERBAL. 131

Page 1