Monomaiiic incendiaire
(EsQuiROL. Maladies mentales. T. U., 86.)
Une fille de service, âgée de 15 ans, nostalgique, mit deux fois le feu afin de pouvoir quitter ses maîtres. Elle déclara que, dès le moment de son entrée, elle fut obsédée du désir d'incendier. Il lui semblait qu'une ombre, placée continuellement à côté d'elle, la poussait à cet acte. Cette fille avait de violents
maux de tête, et ses menstrues étaient en retard,
A l'exemple d'Esquirol, Marc attachait une grande importance aux troubles menstruels, dans leurs corrélations avec la manie sans délire. Au tome II, page 579, de son ouvrage sur la Fo/i^ dans ses rapports avec les questions mér dicO'judiciaires^ il s'exprime ainsi : c< Le retard, l'absence, le désordre ou la suppression de l'évacuation menstruelle sont de la plus haute importance lorsqu'il s'agit déjuger l'état physique des filles incendiaires. C'est un point qu'il nefaudra jamais négliger. » L'opinion d'Esquirol est for-
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mulée en termes presque aussi explicites, à la page 69 du tome P"" de son Traité. J'ai connu moi-même, en province, une novice, qui fut cinq fois poussée à l'incendie de son couvent, pendant qu'elle avait ses règles. Le tribunal qui l'a condamnée apprit avec étonnement, peu de temps après, qu'elle avait succombé à une congestion cérébrale : on peut voir l'histoire que j'en ai publiée dans la Gazette médicale de Lyon, en 1858.