CHAPITRE V. — CHOIX DES SIGNES GÉNÉRALX. 2o
les représentent cessent pour ainsi dire d'être des signes généraux pour devenir des signes particuliers, des signes d'objets. Il faul procéder à l'égard de ces fonctions comme nous avons recommandé de le faire à l'égard des objets, c'est-à-dire les étudier, les comparer, les distribuer en différentes sortes, voir les correspondances qui peuvent exister entre les fonctions de deux sortes; en un mot, effectuer une classification de ces fonctions.
Ce n'est qu'en s'inspirant de celle classification, qu'en cherchant à la faire passer dans les signes, qu'on pourra obtenir (ïexcelletites notations.
Signes de relations.
ol6. L'égalité ne possède présentement qu'un seul signe, employé toujours et partout; c'est le signe ^. Le signe oc n'a guère survécu à Descartes, et le signe ;:, jadis si employé pour les proportions, est aujourd'hui complètement abandonné.
11 n'existe de même qu'un seul signe, £b, d'équipollence ; et qu'un seul signe, r^^ d'équivalence. Voilà donc trois relations : égalité, équipollence, équivalence, pour l'indication desquelles la question du signe à employer ne se pose même pas.
Au contraire, pour l'indication de Videntité et pour celle de la congruence, les auteurs contemporains sont loin de s'entendre, employant à ces deux usages, et presque indifféremment, les trois signes
On ferait bien, selon nous, d'abandonner le deuxième, et de réserver : le premier à la congruence, le dernier à l'identité, pour lesquelles, d'ailleurs, ils ont été respectivement imaginés.
517. Les signes simples à^inégalité., > et <<, sont adoptés par tous. Je ne sache même pas qu'on ait jamais proposé de les remplacer [)ar d'autres. Il faut donc les prendre et les employer tels quels.