CHAPITRE III. — QUANTITÉS DÉTERMINÉES. aQ
Le nombre des cliitires sur lesquels on peut compter, dans la mesure des quantités usuelles, est en réalité assez faible : il est, en général, de trois ou de quatre. Les physiciens et les astronomes, grâce à leurs méthodes et à leurs instruments très précis, ont seuls le moyen de dépasser cette limite ('); encore ne l'ont-ils que pour les poids qu'ils peuvent obtenir avec six chiflfres exacts, et pour les angles qu'ils peuvent évaluer jusqu'aux dixièmes de seconde. On trouve néanmoins, en certains Ouvrages, des longueurs données avec six ou sept chiffres, et des angles évalués en centièmes de seconde. Un métrologiste a calculé avec i- chiffres la valeur métrique du pied prussien; et je pourrais citer un Traité d'Arithmétique où les rapports des anciennes mesures françaises aux nouvelles nous présentent chacun 24 figures !
lOo. De même qu'on désigne par les lettres « et t: certains nombres abstraits, on désigne aussi par des lettres certains nombres concrets approchés, c'est-à-dire certaines grandeurs. Telle est la longueur de 9'", 80606, qu'on désigne par la lettre g' et qui est, à Paris, l'accélération du mouvement des corps pesants, tombant en chute libre, dans le vide.
{') J. BoL'KGET, Cours d'Arithmétique à l'usage des élè^'es de l'Enseignemenl spécial, in-i2, Paris, iS8^, p. i53.