‹ Des notations mathématiques; énumération, choix et usageChapitre 25 sur 280 · NOMBRES INDÉTERMINÉS · texte numérisé non relu

NOMBRES INDÉTERMINÉS

Usage des lettres.

106. Les nombres indélerminés, qu'ils soient, d'ailleurs, abstraits ou concrets, connus ou inconnus, constants ou variables, ne peuvent se représenter à l'aide de chiffres : on les représente par des lettres. On pourrait aussi les représenter par des signes ou caractères spéciaux, créés exprès, selon le besoin. On préfère les lettres parce qu'elles sont des caractères déjà inventés, connus de tous, et possédant chacun son nom.

Cet avantage de posséder un nom est d'une importance capitale. C'est l'opinion, en effet, de la plupart des philosophes qui se sont occupés des signes, que nous pensons à l'aide de mots; (jiie nous parlons notre pensée intérieurement, avant de l'exprimer au dehorsà l'aide de signes s'adressant soit à la vue, soit à l'ouïe.

107. Si l'on en croit Libri ('), l'usage des lettres pour représenter des objets indéterminés remonterait à Aristote. Pour désigner les nombres et les quantités, il remonte seulement à Viète.

Lettres employées.

108. On emploie constamment les lettres de l'alphabet latin et^ en même temps aussi, très souvent, celles de l'alphabet grec. On leur associe, dans des cas assez rares, des lettres tirées de l'écriture gothique. Wronski a em|)lové une' lois la première lettre, alepU, de l'alphahct hél)rcti.

(') I.iBRi, Hisloire des Mathématiques en Italie, t. I. p. 99.

Page 1