‹ Des notations mathématiques; énumération, choix et usageChapitre 90 sur 280 · CHAPITRE I. — NETTETÉ DU SIGNE. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — NETTETÉ DU SIGNE. l

de l'Algèbre perdent évidemnienl leur ancienne signification pour en prendre une nouvelle; de caractères phonétiques qu'elles étaient, elles deviennent des caractères idéographiques. Toutefois, elles conservent leurs noms, et c'est là un grand avantage, car il est nécessaire pour qu'un signe puisse entrer dans un discours, dans un raisonnement, que ce signe ait un nom.

On peut aussi, comme nous avons conseillé de le faire (227) pour les caractéristiques des fonctions, former un signe nouveau en liant entre elles un petit nombre de lettres, c'est-à-dire d'éléments puisés encore à la même source. Il faut bien l'avouer, en dehors des alphabets, il n'existe guère de collections de signes que les Mathématiques puissent utiliser. On pourrait citer la collection des signes spéciaux de l'Astronomie, mais ils sont peu nombreux, compliqués et déjà employés dans certains calculs : Bellavitis en a tiré cependant son signe de l'équipollence.

412. Pour ce c|ui est des signes nouveaux formés de toutes pièces, à moins qu'ils ne soient de petites figures tirées de la géométrie plane, ou de petites images fort simples, ils sont très difficiles à retenir. Toutes les personnes qui ont dû apprendre un alphabet complètement ignoré d'elles se rappellent ce que cette étude leur a conté d'efforts. On peut le dire, d'une manière générale, il faut être très réservé dans la création des signes nouveaux ; il n'en faut imaginer qu'en cas de nécessité absolue.

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