A. II
iGti deuxième PABTIE. — CHOIX.
l'alphabet possède deux formes diflférentes, il faut opter entre elles, choisir l'une et ne jamais la remplacer par Fautre, laquelle doit être regardée dès lors comme un signe sans rapport avec le précédent. Nous avons dit (19) les giaves inconvénients qu'il y aurait, dans l'écriture des nombres, à modifier, déplacer, ajouter ou omettre un ou plusieurs chiffres. H en est de même pour tous les éléments d'un signe quelconque, même pour les menus éléments dits modificateurs : il n'en faut jamais modifier, déplacer, ajouter, ni omettre aucun.
409. Ouand on a fait, relativement à l'écriture, ime convention quelconque, il faut Vohserv'er scrupuleusement , et se garder, à quelque moment que ce soit, d'v contrevenir, de l'enfreindre. 11 ne faudra jamais contrevenir, par exemple, aux conventions qu'on pourrait avoir faites : de mettre, dans le groupe de trois lettres qui désigne un angle, la lettre du sommet au milieu; de prendre, pour initiales des notations sin, cos, tg, des lettres minuscides; de placer entre parenthèses la variable qui suit une caractéristique de fonction.
Signes assimilables.
iiO. On n'emploie un signe avec facilité que quand on le possède bien, que quand, au moment du besoin, on le retrouve immédialement et sans peine. Il est donc nécessaire que le signe, en tant que signe, abstraction faite de l'objet qu'il représente, soit de nature telle que nous puissions, sans trop d'efforts ni de temps, arriver à le retenir très bien, à nous le rendre familier, à nous Vassimiler.
■411. Le moyen le plus simple pour obtenir des signes qui nous soient assimilables, c'est de puiser dans les collections de signes que nous possédons |>arfaitement, c'est-à-dire dans les alphabets (pii nous sont bien connus, dans celui surtout de notre langue maternelle ; et d'j prendre certaines lettres pour en constituer nos signes. C'est ainsi qu'avaient procédé les Grecs et les Romains pour se procurer des signes numériques, des chiffres. C'est ainsi c[u'on doit procéder, et (^u'on procède en effet depuis \ièto, pour représenter les (piantités et les nombres indétermin(''s.
Les lettres prises ainsi dans ral[)habcl ci portées dans l'écriture