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cal en forme de demi-lune destiné à être excisé. On doit veiller dans ce premier temps à se tenir suffisamment loin de la verge: l'angle supérieur de l’ovale devra en effet se trouver à la partie supérieure de l’angle cruro-scrotal; autre recommandation : il faut se tenir plutôt en arrière qu’en avant, car dans ce dernier cas on serait surpris en enlevant les clamps de se trouver en présence d’un ovale à grand axe horizontal.
Lorsque les pinces semblent placées en bonne position, on excise au bistouri tout ce qui les dépasse. On enlève alors les clamps, et après avoir forcipressé ou au besoin lié les vaisseaux qui donnent, on passe au temps suivant.
2° Cordon. — On incise couche par couche les tissus qui couvrent le cordon (couche fibro-crémastérine) en évitant d'aller trop bas par crainte de blesser la vaginale; afin d’éviter cet accident, l’aide doit abaisser le testicule par une traction légère, tout en faisant saillir le cordon.
Losqu'on est arrivé au paquet veineux, on isole par la dissection chaque veine altérée et on la résèque entre deux. ligatures : c’est là la meilleure façon d'éviter la ligature d'une artère. Il nous semble inutile de parler ici du canal déférent qui est facilement reconnaissable, excepté dans des cas tout à fait exceptionnels.
Après avoir réséqué les veines malades, on recouvre le cordon en suturant à la soie les tuniques fibreuses et crémastérine (suture en surjet). Il faut alors refermer la brèche du scrotum, ce quiest l’objet du temps suivant.
3° La suture doit être faite au crin de Florence. Le premier crin placé réunit les deux extrémités de l’ovale, les autres points de suture qui sont ensuite faits créent une ligne de coaptation en forme de V à sommet supérieur. Si la juxtaposition des bords de la plaie est bien faite, on ne doit pas avoir en avant une oreille disgracieuse au point où finit la
PORTE suture. D'ailleurs, quand bien même celte dernière viendrait à se produire, elle disparaîtrait dans l’avenir.
La méthode est à conseiller lorsqu'on a l'intention de lier les unes après les autres les veines variqueuses. Elle a même dansun cas compliqué (observation V) permisune intervention plus complète: il existait, en même temps qu’un varicocèle très développé et noueux, une persistance du canal péritonéovaginal qui remontait jnsqu'à l’anneau inguinal externe. L'auteur du procédé put, grâce au jour qui Jui était donné par la largeur de l’excision ovalaire, poursuivre le trajet supérieur, refermer la vaginale et exciser les veines ectasiées.
On voit d’après ce cas combien cette technique opératoire serait avantageuse dans le cas d’une hydrocèle compliquée de varicocèle ; on voit également qu'elle pourrait aussi rendre des services notables dans la cure radicale des hydrocèles volumineuses ayant amené de la surdistension du scrotum.
Sans préférer ce procédé à ceux classiques de Jacobson et de Reclus lorsqu'on est en présence de cas communs, il nous semble que, dans les cas graves et surtout lorsqu'une intervention sur le cordon est indiquée, en même temps que la résection scrotale, on devra employer de préférence la méthode de M. Brault, car si nous la comparons aux autres procédés d'exception, nous constaterons qu’elle a sur eux quelques avantages qui ne sont pas à négliger.