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ANATOMIE SOMMAIRE DU SCROTUM ET DU CORDON SPERMATIQUE

Il semble utile de rappeler ici quelques points importants de l'anatomie du scrotum et du cordon,car quelques détails de la constitution de ces organes permettent d'expliquer le mécanisme de la formation du varicocèle et doivent être constamment présents à l’esprit pour la bonne mise en pratique des traitements préconisés jusqu’à ce jour.

ScROTUM. — Le scrotum se compose de plusieurs couches ou tuniques superposées concourant à la formation d’une

VEUT de Aie

CA TAEE sorte de sac contenant les testicules et le cordon. Ces tuniques sont, en allant de l’extérieur vers l’intérieur : 1° la peau, 2 la couche cellulaire sous-cutanée, 3° le dartos, 4° la couche celluleuse, 5° le crémaster ou érythroïde, 6° la tunique fibreuse commune, 7° la vaginale.

La peau est très élastique et douée d’une grande vitalité, grâce à sa riche vascularisation, ce qui permet d'espérer une facile réunion des plaies accidentelles ou opératoires qui y sont faites.

La couche sous-cutanée est très peu épaisse et n'existe même quelquefois que vers la partie toute supérieure des bourses.

Le dartos, contrairement à la peau qui forme une enveloppe commune aux deux testicules, est divisé sur la ligne médiane par une cloison qui correspond au raphé des bourses.Il existe donc deux sacs dartoïdes indépendants : l’un droit et l’autre gauche ; on peut le comparer à un muscle peaucier ; il est composé de fibres musculaires lisses dont la contraction est indépendante de la volonté. Ses fibres, sous certaines influences telles que le froid, la peur, l'orgasme vénérien, se contractent et raccourcissent le scrotum ; dans certains cas leur tonicité est très faible et la chaleur peut suffire à les relâcher complètement, ce qui imprime au scrotum une flacciditéet un degré d’allongement très marqués.

La couche celluleuse, qui se trouve au-dessous de la précédente, est composée de tissu lâche et présente une grande utilité au point de vue des glissements.

Tandis que le dartos que nous venons de rapidement considérer est constitué par des fibres lisses, le crémaster ou tunique érythroïde, qui est immédiatement au-dessus de la tunique celluleuse, se trouve être formé par des faisceaux plus ou moins nombreux de fibres musculaires striées qui ont pour effet, en se contractant, d'élever le testicule, car elles ont leur

5 > point d'insertion mobile sur la tunique fibreuse commune au cordon et au testicule.

La dernière tunique est une séreuse, la vaginale, qui engaîne le testicule et une certaine hauteur du cordon.

TesrTicuLE. — Nous ne nous arrêterons aux testicules que pour remarquer que celui de gauche descend la plupart du temps à un niveau inférieur à celui du testicule droit et présente un volume un peu plus considérable que son voisin : son poids, y compris l’épididyme, est de vingt à vingt-deux grammes, tandis que le testicule droit ne pèse que dix-huit à vingt grammes.

CorDoN. — Le cordon spermatique, trait d'union entre le testicule et les organes profonds, est formé d’un canal qui conduit le sperme aux vésicules séminales, d’artères et veines, de vaisseaux lymphatiques , de nerfs et de tissu cellulaire lâche, puis d’une gaîne enveloppant ces différents éléments.

L’anatomie et la topographie de ces éléments présentent un intérêt tout particulier, puisque sur certains de ceux-ci siègent les lésions du varicocèle, et que, d’autre part, certains autres doivent être nettement reconnus au cours des interventions opératoires pratiquées sur cette région.

a) La gaine du cordon est fournie par une membrane celluleuse qui, depuis l’aponévrose du grand oblique et après s'être insérée au pourtour du canal inguinal, entoure tous les éléments du cordon jusqu’au testicule.

b) Le canal déférent va du testicule à la prostate où il s’abouche avec le sommet des vésicules séminales. Sa forme est régulièrement cylindrique et sa consistance spéciale, résistante, le fait qu’il glisse entre les doigts et s’en échappe en donnant la sensation d’une corde de violon lubréfiée, per-

mettent de le reconnaître facilement. Accolé dès son origine

à la face interne du testicule, il ne tarde pas à remonter parallèlement au reste du cordon et en suivant sa partie postérieure. Il faut noter qu'on peut le trouver en avant dans le cas d’inversion épididymaire. L'étude de son trajet au delà de l'anneau inguinal ne présenterait pas d'intérêt ici, nous passerons donc à l’étude des vaisseaux.

c) Les artères que nous rencontrons sont : la spermatique, la funiculaire et la déférentielle. La spermatique, branche de l'aorte abdominale , se trouve dans le groupe antérieur des vaisseaux (veines Spermatiques) en avant du canal déférent ; elle fournit une branche à l’épididyme et une autre au testicule.

La déférentielle, fournie par la vésicale postérieure, est appliquée au canal déférent pendant tout son trajet hors de l’anneau inguinal. Elle présente une anastomose au niveau de l’origine du canal déférent avec sa voisine la spermatique.

La funiculaire, qui émane de l'épigastrique, se trouve au milieu du cordon et s’anastomose par de nombreuses branches à la spermatique et aux honteuses externes. Un point important à constater, est que ces trois artères : spermatique, funiculaire et déférentielle, sont toutes en relation les unes avec les autres par des anastomoses qui permettent la circulation dans le cas où lune d'elles serait détruite. (La résection du paquet des veines variqueuses entraîne le plus souvent l’ablation de la spermatique.) |

d) Les veines spermatiques, après avoir formé, au sortir de l’épididyme et du testicule, un riche plexus au niveau du corps d'Hyghmoore, sedirigent vers l'abdomen par plusieurs troncs collatéraux à l’artère spermatique. Elles forment deux groupes dont l’un, situé en avant du canal déférent, est le

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ol plus volumineux ; le groupe le moins important est situé en arrière.

Le plus considérable des deux groupes, autrement nommé plexus pampiniforme, est le plus intéressant relativement à la question qui nous occupe, car c’est lui qui est le plus souvent atteint de dilatations variqueuses.

Les deux plexus pampiniformes, le droit et le gauche, se réunissent chacun en un tronc nommé veine spermatique, qui à une disposition anatomique différente, suivant le côté où on la considère. La veine spermatique droite se jette dans la veine cave inférieure et dans le même sens que le courant sanguin de cette dernière. La veine spérmatique gauche s’abouche dans la veine rénale et dans un sens perpendiculaire au courant sanguin de celle-ci ; elle est de plus comprimée dans son passage à travers le bassin par la portion iliaque du côlon. Remarquons encore que les veines spermatiques, en sus de leur longueur et de leur direction verticale, ont peu de valvules ou bien en ont d’incomplètes, et nous nous expliquerons la grande fréquence des varicocèles et leur prédominance du côté gauche.

e) Les vaisseaux lymphatiques, parlant du testicule et de l’épididyme, se jettent, après avoir suivi le cordon, dans les ganglions lombaires ; ceux du scrotum vont aux ganglions du pli de l’aine. | |

[) Les nerfs, pour-la plupart fournis par le sympathique, se terminent par un plexus spermatique et un plexus déférentiel. Quelques filets émanent cependant des branches génitales du plexus lombaire.

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