ARTICLE VI. PRONOSTIC ET TRAITEMENT
Mon travail pourrait se terminer ici, cor je n'ai presque rien à ajouter sur le pronostic et le traitement. Gomme je l'ai déjà dit, toutes les observations que j'ai recueillies ou consultées se sont terminées par la mort; elles n'ont différé que par le plus ou le moins de rapidité de la terminaison fatale. 11 est certain que dans la plupart des cas, il n'en peut être autrement, puisque l'oblitération de la veine cave supérieure est due lo plus souvent à des causes qui, par elles-mêmes, entraînent la mort. Mais il ne me répugne pas d'admettre que lorsque l'oblitération est dueàunc concrétion sanguine, la guérison soit possible. Cela me parait dépendre surtout de l'établissement
prompt d'une circulation collatérale suflisante. Si celleci, en elTet, arrivait assez rapidement à supj)léer le tronc principal oblitéré, les accidents qui sont principalement dus à la stase sanguine pourraient disparaître et la guérison s'établir. Mais ceci n'est qu'une hypothèse qui n'est appuyée sur aucun fait, seulement elle me semble rendue vraisemblable par ce que nous avons vu dans la VU" observation. Quoi qu'il en soit, le pronostic des oblitérations de la veine cave supérieure est toujours excessivement grave, puisqu'il n'existe aucun fait de guérison de cette maladie; seulement quelques complications survenant du côté de l'encéphale ou des organes thoraciques rendront la mort plus rapide.
Le troitemcnt ne peut guère être que palUatif , puisque les causes de la maladie sont le plus souvent audessus des ressources de l'art. Les émissions sanguines générales et les purgatifs sont les médications qui ont semblé amener le plus de soulagement, elles agissaient tantôt en diminuant le volume de l'œdème de la partie supérieure du tronc, tantôt en faisant disparaître momentanément la teinte cyanosée. Mais on a trouvé quelques inconvénients à saigner aux bras œdématiés : la piqûre ne se refermait pas facilement et a été le point de départ de quelques accidents. - Divers autres médicaments ont été employés : les mercuriaux, l'iodure de potassium à l'intérieur et à l'extérieur, les diui'étiques, etc. Mais je n'ai pas vu qu'il en soil résulté aucune modification dans la marche de la maladie.
80 OBLITÉRATIONS DE LA VEINE CAVE SUPÉRIKIIBE.