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soit séreux sous-rétinien, soit le corps vitré liquifié. L'œils’affaisse généralement très peu. La piaie scléroticale reste béante, À ce moment, sans perdre un instant, j'enfonce une aiguille grande et courbe, d'une forme spéciale, dans un bord de la plaie. Je traverse le corps vitré en arrière aussi loin que possible et je reviens par le bord opposé de la plaie. Je réunis ensuite la plaie avec un fil de catgut que je laisse à demeure ».
Dans certains cas, au lieu de faire une seule incision de 7 à 8 millim. et de suturer, on fait « deux incisions de 4 millim. se suivant sur ia même ligne et qu'on laisse cicatriser toutes seules ». |
Galezowski pense que cette méthode peut rendre de grands services dans le glaucome simple qui, dit-il, «est un glaucome postérieur, la pression tout entière est localisée dans le segment postérieur, à cause de la rigidité de la zonule de Zinn qui résiste à la pression intra-oculaire.
» La sclérotomie n'arrête le glaucomne que momentanément parce qu’elle agit en débridant le segment antérieur, qui n’est pas en cause, tandis qu'il faut agir sur le segment postérieur, où la maladie est confinée ».
Aussi, croit-il que la scléro-choriotomie pourra, mieux que tout autre procédé, arrêter les progrès du glaucome simple. Malheureusement, il n’a pratiqué cette opération que dans un seul cas de glaucome simple, ce quine suffit pas pour donner
un avis définitif.
Sclérotomie postérieure de Galezowski!.— Plus tard il conseille de faire « une double incision scléroticale oblique en dessus et en dessous du droit externe. L'incision, faite avec un couteau qui offre la forme d’une serpette, ne doit être conduite que jus-
1 Galezowski ; Congrès d’opht. d'Heidelberg, 1888. Annales d'oculistique, tom. GC, pag, 68.
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qu’à la choroïde. Après celte incision, je place une suture conjonctivale, ou bien je laisse la plaie se fermer toute seule ».
Ophtalmotomie postérieure de Vacher'.— Vacher, à son tour, a conseillé l’ophtalmotomie postérieure, qu’il pratique de la façon suivante :
« L’œil regardant fortement en bas et en dedans, je fais avec le couteau lancéolaire une ponction profonde dans la sclérotique à 8 ou 10 millim.en dehors du bord cornéen, entre le droit supérieur et le droit externe, en plein dans le segment postérieur del’œil. L’incision a 8 millim. de longueur moyenne et laisse écouler une notable quantité d'humeur vitrée. ».
Vacher ne présente qu'une statistique de 6 cas. Dans 5 casil y a eu diminution des douleurs, diminution de la tension et augmentation légère de l’acuité visuelle.
Enfin, signalons, à côté de la sclérotomie postérieure, quelques opérations qui s’en rapprochent: la sclérotomie rétro-irienne de Dehenne, la trépanation de lasclérotique de Robertson et la sclérectomie de Parinaud.
Sctérotoinie rétro-irienne précédant l'iridectomie, — Lorsque la chambre antérieure est complètement effacée, lorsqu'il y a impossibilité absolue de passer entre l'iris et la cornée, Dehenne ? a conseille la sclérotomie rétro-irienne. | ;
Avec un couteau de De Græfe,on ponctionne à { millim.1/2 du limbe scléro-cornéen et on passe immédiatement en arrière de l'iris. On agrandit l'incision par de pelits mouvements de scie : le liquide rétro-iridien s'écoule alors au fur et à mesure que l'on retire le couteau. Quelques jours après, on pratique l'iridectomie.
1 Vacher; Congrès d'opht. de Paris, 1887.
* Dehenne ; Union médicale, 1885, pag. 517,
; on. 1
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Trépanation de la sclérotique. -- A. Robertson ! a imaginé un
procédé qui consiste à faire, dans la sclérotique, une ouverture
circulaire à l’aide « d'une petite tréphine de deux forts millim. de diamètre. » : |
L’endroit d'élection est à la jonction des procés ciliaires avec la choroïde, généralement à la partie supérieure, à 4 ou 5 mill. en arrière de la cornée.
La tréphine dont il se sert est celle de Bow man, qu'il a modifiée en faisant placer un épaulement au bout tranchant, afin
que la tréphine ne puisse être enfoncée au delà de ? millim. Il
recommande en outre d’inciser au préalable la conjonctive de manière à poser directement la couronne sur la coque scléroti= cale. La cicatrisation est rapide.
Carreras Arago* avait aussi conseillé la trépanation de la sclérotique.
Sclérectomie de Parinaud$. — Parinaud, pour diminuer la résistance de la sclérotique et obtenir des ponctions une fillration plus efficace, a imaginé la sclérectomie.
Cette opération consiste à enlever un petit lambeau de sclérotique de ? à 3 millim., de manière à enlever une excavation en cupule qui arrive sur la choroïde ou dans son voisinage.
On se sert pour cela d’un crochet à chalazion et d’un couteau de Græfe.
Parinaud a imaginé ce procédé pour le décollement de la rétine, puis il l’a appliqué au glaucome malin. Il pourrait, ajoute-t-il, rendre quelques services dans le glaucome chronique simple.
En résumé, dans tous ces procédés de sclérotomie postérieure, on ponctionne, en arrière de la région scléro-cornéenne, la sclé-
! À. Robertson ; Ann. d'ocul., 1876, tom. LXXVI, pag, 161. 2 Carreras Arago ; Archives de chirurgie de Barcelone, 1877. 3 Parinaud ; Soc. fr. d’ophtalm., 188%, pag. 77 ; 1895, pag. 333. G. p)