‹ Des Opérations Utérines et Juxta Utérines: Pendant la GrossesseChapitre 35 sur 38 · HET · texte numérisé non relu

HET

qu'elle Soit faite avec certaines précautions, est simple et, par suite, peu grave. Mais si l'utérus a acquis un certain volume à partir du sixième au septième mois, l'opération sera beaucoup plus difficile, plus compliquée, partant plus grave pour la mère à laquelle elle fera courir plus de risques d'infection et aussi pour le fœtus qui sera plus exposé à l'avortement par suite des manipulations prolongées et des traumatismes sur l'utérus gravide.

On voit donc que dans ce dernier cas de tumeur incluse dans le ligament large, il faut opérer mais opérer de bonne heure. Si après le sixième mois de la grossesse les chances de l'infection où d’avortement, ainsi que d’un autre côté les difficultés opératoires, sont assez considérables pour faire hésiter le chirurgien à opérer, ces risques opératoires sont considérablement diminués si on fait l'intervention avant le sixième mois Nous croyons avoir suffisamment démontré la bénignité d'une intervention à cette époque.

Quant aux interventions pour cancer, bien que les résultats des diverses statistiques ne soient pas absoluüment probants, et que les auteurs n'aient pu s'entendre pour fixer une conduite à suivre, nous croyons que dans un certain nombre de cas, le chirurgien sera autorisé à intervenir dans le but de conserver la grossesse. Sans doute il y a là de grandes chances d’avortement, de récidive, parfois même de mort, mais comme nous l'avons dit plus haut, la situation est assez grave pour la mère et l'enfant pour que l’on puisse tenter au moins de sauver ce dernier en se bornant à une opération palliative chez la mère. Cela s'applique seulement aux

INFO

cas où le fœtus n’est pas encore viable, c’est-à-dire, avant le septième mois. Après cette date on pourra recourir aux diverses interventions usitées en pareil cas, destinées à sauver la mère et l'enfant.

Page 1