‹ Des Opérations Utérines et Juxta Utérines: Pendant la GrossesseChapitre 8 sur 38 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Interventions dans les cas de fibro-myomes

avec conservation de la grossesse.

Les premiers auteurs qui nous ont fourni des cbservations de ce genre, comme Péan, Schrüder, etc., avaient décidé l'intervention ou bien en désespoir de cause, ou bien ignorant l'existence même de la grossesse. Aussi ceux qui parmi eux ont vu l’état puerpéral n'être aucunement troublé, ont considéré la chose avec étonnement et comme des faits exceptionnels. Or, la suite a montré que ces faits de conservation de grossesse ne sont pas aussi exceptionnels qu’on le croit généralement. Et il importe de bien faire remarquer que dans beaucoup de cas où le chirurgien est resté dans une expectative dangereuse par crainte d'interrompre le

cours de la gestation, il aurait pu intervenir sans courir de grands risques d’avortement.

Si chez certaines femmes, en effet, l’utérus acquiert en état de grossesse une sensibilité tellement exagérée que la moindre fatigue est une cause d’avortement, dans beaucoup d’autres cas, la femme enceinte n’est plus l'être organisé soumis aux influences d'ordre psychique qui sont d'autant plus multipliées que le milieu où elle vit est plus civilisé. Pendant ces quelques mois d’une telle gestation, elle n’est, en réalité, que l'animal chez lequel un des organes, l'utérus, accomplit régulièrement l’une de ses fonctions naturelles. Aussi les observations ne sont pas très rares de cas où on a pu intervenir sur un utérus atteint de fibro-myomes, sans interrompre le cours d’une grossesse évoluant en même temps.

OBSERVATION I (Cliniques de chirurgie, t. T, p. 679.)

Le 15 décembre 1874, PEAN le premier tente d’intervenir chez une femme enceinte de $ mois pour une tumeur fibrokystique de l’utérus. La malade guérit, mais il y eut avortement le lendemain même de l'opération.

Mais après Péan, les méthodes chirurgicales se perfectionnent et bientôt les revers font place aux succès.

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