‹ Des ophtalmies infectieuses secondairesChapitre 3 sur 15 · GOURME · texte numérisé non relu

GOURME

Zundel (1875), à propos de la gourme, dit qu’on « a cité des complications d’ophtalmie ». |

Friedberger et Frôhner notent à propos des complications gourmeuses que « l’inflammation infectieuse peut se communiquer. à la conjonctive ».

Joly précise : « Comme complications de la forme gourmeuse purulente habituelle, on peut noter Fe

…lophtalmie gourmeuse, assez rare, se présentant quelquefois sous la forme d'une iritis avec ou sans Sy- ® néchies et récidive, et pouvant amener la cécité. »

Il rapporte en particulier une observation d'iritis gourmeuse caractérisée par un exsudat dans la chambre antérieure et un trouble consécutif de la cornée.

Ces accidents ont abouti à l'atrophie de l'œil.

Champetier et Payrou dans leur < Etude sur la gourme » mentionnent d'abord les ophtalmies externes (conjonctivite, kératite) constatées au début et les attribuent à un streptocoque banal plutôt qu'au streptococcus equi; puis les ophtalmies internes (irido-cyclite) qu'ils considèrent comme plus graves.

Ils constatent leur allure récidivante et ajoutent qu’en dehors de ces ophtalmies récidivantes, on a observé mais rarement la fonte purulente de l'œil.

Voigt constate sur un jeune cheval à gourme bénigne, compliquée de méningo-encéphalite, que le nerf optique et son épanouissement dans la rétine avaient subi la transformation purulente.

Un étalon de trois ans traité par Mose pour gourme, fut atteint d’une ophtalmie et exsudat dans la chambre antérieure.

Barabas a constaté un certain nombre de cas de cécité, et chez d’autres sujets, de légers troubles oculaires qui lui paraissent des séquelles de la gourme.

Picard a noté sur un cheval à angine gourmeuse un peu de conjonctivite avec larmoiement et photo-

phobie, une légère kératite et de la contraction de la pupille.

HN; Se

Cambau, Miègeville ont rapporté des observations de même nature.

Enfin, Dadot, dans une thèse récente, a relaté divers cas de complications oculaires de la gourme.

Nous ajouterons quatre nouvelles observations à cette liste, dont deux qui nous ont été communiquées par M. le Vétérinaire Capitaine Marcenac. Ce sont deux cas d’irido-cyclite survenus au cours de pneumonie gourmeuse.

Présentées en nombre limité, les observations précédentes ne nous permettent pas d’esquisser une étude d'ensemble des ophtalmies gourmeuses. Cependant, il est un fait à souligner. On retrouve là, en effet, comme pour toutes les localisations gourmeuses quelles qu’elles soient, la signature du streptocoque gourmeux: la formation de pus gourmeux, avec ses caractères si particuliers (abondant, blanchâtre, bien lié, crémeux, etc.). Et dans cette affection, l’ophtalmie purulente est fréquemment l’aboutissant de l’infection oculaire.

Et cette constatation ne manque pas d'intérêt, surtout si l’on compare les localisations gourmeuses aux localisations typhoïdiques et pneumoniques qui sont plutôt séreuses ou plastiques que purulentes.

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