DE LA
aiÉTALLOTHÉRAPIE
Part qui doit être faite au magnétisine animal dans sa découverte
« Mais il reste une chose constante que ne peuvent désavouer les philosophes les plus incrédules, c’est qu’il y a nécessairement quelque chose qui fait persévérer le magnétisme animal, malgré la lutte terrible des savants, malgré les sarcasmes du ridicule , si puissant parmi nous. »
ViRBY.
Le Magnétisme, Gr. dict.
Dans une lecture récente sur les Surprises de la métallothérapie, nous avions l’honneur de dire à cette tribune : « Si la Société de Biologie veut bien nous le permettre, nous viendrons prochainement parler, à notre tour, dans cette enceinte sur la question qui y a fait son apparition sous le vocable exclusif à' Hypnotisme . Nous démontrerons par des révélations, qui, depuis plus de trente années, pèsent sur notre conscience, que ce n'est point sans raison que tous les amis de la vérité, d’où qu’elle vienne, ont applaudi ou applaudiront à l’init.ative du vaillant confrère qui aura eu (l'honneur, le premier, de por-
ter cette question devant la Société et de lui fournir, par là même, une nouvelle occasion d’affirmer son indépendance scientifique. »
La promesse que nous faisions, à la date du 29 avril dernier, nous venons aujourd’hui la tenir. Ceux qui se sont demandé comment avait pu naître la métallothérapie, par quels faits elle s’était d'abord affirmée et qui, plus d’une fois, nous interrogèrent à ce sujet nous sauront gré, nous l’espérons, de nos révélations. Quant aux intéressés qui pourraient les trouver bien tardives et être tentés de nous reprocher d’avoir risqué d’emporter avec nous le secret de ce que « nous devions à César... », nous leur répondrons que toutes nos précautions avaient été bien prises pour qu'il en fût autrement.
Voici, en effet, le manuscrit d’un mémoire de concours pré senté par nous, en l’année 1854, à l’Académie des sciences de Milan, qui le qualifia « degno di moltâ considerazione », où sont mentionnés les faits dont nous allons parler et d’autres qui suivront, et, en cherchant bien, on trouverait bon nombre de ces mêmes faits dans notre thèse inaugurale, dans notre premier traité sur la métallothérapie, qui parut en 1853, mais surtout dans la collection du journal mesmérique The Zoist, publié à Londres par J. Elliotson. Seulement, comme nous ne tardâmes point à avoir par devers nous les raisons les meilleures pour nous résigner à savoir attendre, nous eûmes le soin de ne jamais les remettre en mémoire.
Deux questions préalables, l’une technique et l’autre historique, feront l’objet de cette première communication.