Longnon, Atlas, pi. x
xoïEs 215
Glotaire qui, à la tête des Neustriens, reconquit la Burgondie et l'Austrasie ; ce sont l'Austrasie et la Burgondie qui, redoutant Brunehaut et son gouvernement, appelèrent le fils de Frédégonde. 11 semble même que la Burgondie ait eu là le principal rôle. Voyons les faits :
A peine le roi Thierry est-il mort, que Glotaire s'avance, appelé « par la faction d'Arnulf et de Pépin ^ ». Voilà la part des Austrasiens. Brunehaut recule de Metz à Worms, entourée de Burgondes : ce sont deux Burgondes, Ghadoind et Herpo, qu'elle envoie négocier avec Glotaire ; c'est à un autre Burgonde, Warnachaire, qu'elle confie le soin d'aller chercher les levées de la Germanie; mais Warnachaire, qui songe déjà à trahir, qui se sait soupçonné et menacé, désorganise audacieusement les préparatifs de défense de la vieille reine.
Gependant Brunehaut, de Worms, gagne la Burgondie ; mais « les farons de Burgondie, tous, tant évêques que leudes , redoutant Brunchant, pleins de haine pour elle, s'entendent avec Warnachaire pour qu'aucun des fils de Thierry n'échappe; ils veulent, après les avoir fait tous périr, supprimer Brunehaut et prendre Glotaire pour roi ^ » .
Enfin, l'armée de Brunehaut et celle de Glotaire se rencontrent aux bords de l'Aisne. Déjà Glotaire a des alliés dans le camp ennemi : « multos jam de Austrasiis secum habens factione Warnacharii majoris domus, sicut jam olim tractaverat, consentientibus Aletheo patricio, Roccone, Sigoaldo et Eudelane ducibus ^ ». Que