‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 128 sur 158 · Frédég., c · texte numérisé non relu

Frédég., c

franque s'appuyant de préférence sur le plus riche et le plus puissant de ces trois royaumes, — tels nous semblent être les traits caractéristiques de la période qui va de 585 à 628, et même un peu au delà.

Si Ton se demande à quel moment et par quelles causes la Neustrie, qui se relève déjà sous Dagobert, reprit le pas sur la Burgondie, on peut présumer que c'est à partir de 641, de la mort de Willibad et de Flaochat ; eux disparus, la Neustrie a encore des hommes d'Etat, Erchinoald, Ébroïn ; la Burgondie n'en a plusjusqu'à Léodegaire.

Note V, p. 28.

Selon M. Fauriel, Garibert n'aurait eu à la mort de son père, en 628, « guère plus de neuf ou dix ans ^ » . On ne saurait en effet lui donner davantage, si l'on suit les Gesta Dagoberti, qui placent en 619 le mariage de sa mère Sichilde avec le roi Glotaire ^. Mais il est facile de voir que les Gesta se trompent lourdement, puisqu'un témoignage authentique, celui de Frédégaire ^, nous apprend que Garibert, mort en 630, laissait un fils appelé Ghilpéric. Il en résulte que Garibert, en 628, devait avoir au moins treize ans, et non pas neuf ou dix.

La distraction de M. Fauriel est d'autant plus singulière, qu'il attribue au jeune roi de Toulouse, non pas seulement un fils, mais trois, « Childéric (sic), Bog-

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