Frédég., c
2. Cfr. Ega en Neustrie, après la mort de Dagobert, assailli de réclamations sans doute analogues et y faisant droit; Frédég., c. 80.
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cerdotum magnus munerator, pauperibus eleemosynam tribuens, benignum se omnibus et pietate plénum ostendens, etc. » ^ Reconnaissez-vous là le fils de Ghilpéric et de sa terrible servante?
Nous avons établi ailleurs (p. 24-26) que toute l'Aquitaine resta, de 612 à 628, dans la dépendance administrative de laBurgondie. Gela nous fait comprendre la puissance de Warnachaire et surtout le soin avec lequel Glotaire se ménagea toujours le dévoûment de la Burgondie, qui lui offrait, à elle seule, plus de ressources que la Neustrie et l'Austrasie ensemble. Aussi, en 627, dans cette bizarre sédition qui éclata à Glichy même ^, est-ce aux farons de Burgondie que Glotaire confia le maintien de l'ordre et le respect de l'autorité royale.
On dirait que Dagobert, comme Glotaire, chercha en Burgondie son plus sûr soutien. G'est en Burgondie qu'il fit, à son avènement, cette célèbre tournée de justice ^ à laquelle il a dû sa persistante popularité. G'est avec les contingents burgondo-aquitains qu'il put, non seulement porter la guerre aux bords de l'Èbre (630) et de la Garonne (635), ce qui est tout simple, mais encore menacer les Bretons rebelles, ce qui s'explique (v. p. 50), mais est moins naturel en vérité que s'il eût appelé les Neustriens à cette expédition.
En somme, une Burgondie prépondérante, une Neustrie momentanément rejetée au second plan, entre deux une Austrasie réduite, mais vivace, — et la royauté