NOTER
hoc tantuni Ghariberto regendum concessit, quod et per pactionis vinculum strinxit, ut amplius Gharibertus nullo tempore adversus Dagobertum de regno patris repetere preesumeret. Gharibertus, sedem Tholosse eligens, régnât in parte Provincise Aquitanicee » ^..
Cette singulière phrase de dix lignes, dont on chercherait en vain à débrouiller la syntaxe, renfermeraitelle quelque interpolation?... Les mots que nous avons placés entre crochets manquent dans un des manuscrits ^ et ont l'air d'une glose, introduite dans le texte après coup. C'est pour cela peut-être que les historiens embarrassés n'y ont pas regardé de près et n'y ont vu jusqu'ici qu'une seule concession, celle du petit royaume de Toulouse faite par Dagobert à son cadet. Pourtant, le texte adopté par D. Bouquet laisse distinguer assez nettement deux concessions : l'une, à titre privé, « ad instar privato habitu, ad vivendum potuisset suffîcere » ; l'autre, à titre de souveraineté, « ad regendum )). La difficulté est de démêler par qui fut faite la première concession ; à traduire littéralement, elle émanerait de Dagobert (noscitur concessisse) aussi bien que la seconde. Pour qu'on pût avec certitude l'attribuer à Glotaire, il faudrait qu'il y eût « concessum fuisse ». Nous n'avons pas cru devoir nous arrêter à cette difficulté grammaticale avec un écrivain aussi barbare que le nôtre. Mais alors même qu'on en tiendrait compte, il faudrait toujours reconnaître deux concessions, l'une, faite dès la première heure du règne de Dagobert et ne comportant qu'un simple apanage, c'est-à-dire l'abandon du domaine utile de cinq comtés pour l'entretien