‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 131 sur 158 · V. D. Bouquet, t. II, p. 435, aoLe · texte numérisé non relu

V. D. Bouquet, t. II, p. 435, aoLe

du jeune prince et de sa maison ; l'autre, arrachée peu après par la nécessité, et créant à Garibert un véritable royaume.

M. Fauriel (II, 439) a bien discerné qu'il dut y avoir deux concessions, mais il n'a pas marqué leur caractère différent.

Note VII, p. 33.

Le pouvoir royal, chez les Mérovingiens, était considéré comme une possession personnelle du roi et devait, d'après l'ancien droit germanique, être partagé entre ses fils « œqua lance, œqualiter^ œquo jure » (Grég. de Tours, passim). — (c La royauté se partageait comme tout autre patrimoine », dit M. Fustel de Goulanges (p. 486). — Gfr. Waitz, II, p. 93; Richter, p. 122.

Note VIII, p. 35.

« Post très annos », dit Frédégaire. Tout au plus, car, devenu roi en 628, Garibert mourut en 630, comme le prouve le P. Le Gointe, dans une note de ses Annales ecclésiastiques ^

Note IX, p. 35.

Quelle fut précisément l'étendue du royaume de Toulouse ? Frédégaire dit qu'il était situé « entre la Loire

1. Annales Ecclesiastici, ad ami. 630, nuin. 4 (t. II, p. 816).

et la frontière d'Espagne, citra Ligerem et limitem Spaniae ». A prendre cette indication à la lettre, il faudrait

attribuera Caribert toute la Gaule méridionale Mais

Frédégaire veut dire simplement que les cités concédées à Caribert étaient situées en pays gallo-romain, c'est-à-dire entre la Loire et la frontière d'Espagne, ce qui est exact. Un titre de la loi salique définit le pays Franc proprement dit (la Neustrie, le royaume des Saliens), « de la forêt Garbonariaà la Loire » ^ De même pour Frédégaire, le pays romain va de la Loire aux Pyrénées ; c'est la même phraséologie géographique.

Les Bénédictins qui ont écrit V Histoire de Languedoc reconnaissent bien qu'on ne peut donner à Caribert toute la Gaule méridionale ; mais ils veulent lui attribuer (outre les cinq comtés nommés par Frédégaire et la Wasconie), Poitiers, Angoulême, et le diocèse d'Arles, « ou cette partie de la Provence qui dépendait du royaume de Neustrie ». Ils s'appuient pour cela sur une foule de mauvaises raisons qui peuvent se ramener à deux : 1° l'autorité de la charte d'Alaon; on sait ce qu'elle vaut ; 2° le témoignage de la chronique de Sainte-Bénigne de Dijon -, de la chronique de Verdun 3 et d'Aimoin ^, qui, copiant Frédégaire, au lieu des mots : c( régnât [Charibertus] in parte provincise Aquitanicae », écrivent : « régnât in parte Provinciae et Aquitaniee. » Mauvaise variante ou plutôt mauvaise glose, dont Spruner-Menke a eu raison de ne tenir aucun compte ^.

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