‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 137 sur 158 · Frédég.. c · texte numérisé non relu

Frédég.. c

voyage, nécessairement postérieur à 665, date de Tinstitution de Prœjectus, ne peut être reculé après 670, puisque Ghildéric n'y apparaît encore que comme roi d'Austrasie, « prince de Germanie, » dit l'hagiographe qui rapporte le fait ^; — Desiderius, évoque de Gahors, correspond avec le roi d'Austrasie Sigebert II, avec son maire du palais Grimoald, reçoit leurs ordres, met sous leur protection les immunités de son église "2; — en 656, à la mort de Sigebert H, quand Grimoald, Tambitieux maire d'Austrasie, veut faire disparaître le fils de ce prince, c'est l'évêque de Poitiers, Dido, qui est chargé ou se charge de faire passer en Irlande le Mérovingien déshérité ^, ce qui serait bien étrange si Poitiers n'eût pas alors fait partie du royaume austrasien.

Ainsi, après 638, le Poitou, l'Auvergne, le Quercy redeviennent des possessions austrasiennes. Si l'on considère ces faits comme une contre-épreuve suffisante, nous sommes fondés à dire que l'Aquitaine, — annexée de 612 à 638 à un seul royaume, celui de Burgondie, — fut partagée, après 638, entre l'Austrasie et la Neustro-Burgondie conformément au vieux pacte de 587.

Quelques autres détails, tirés des hagiographes, corroborent indirectement ces conclusions : Ansoald, d'à* bord defensor scu advocatus de l'église de Poitiers, est envoyé par Dagobert en Sicile^; entre 670 et 673, le patrice de Marseille, Hector, revendique les biens de sa

1. Bouq;, III, 593-594 : <^ Qui Oermaiike piincipatum g-erebàt..

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