‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 147 sur 158 · L ^30-231, 2SS-2'êl · texte numérisé non relu

L ^30-231, 2SS-2'êl

2. G. 9, ap. Labbe, t. V, p. 390 : « Nullus e-c laïcis absque aniii conversione prœrnis'sa episcopus ordinetur... »

canonibus non posse quemquam ad episcopatum accedere, nisi prius ecclesiasticos gradus regulariter ^ sortiatur », et nous fournit précisément deux exemples de laïques ayant rempli ces conditions : à Bourges, en 584, « Sulpicius... de primis senatoribus Galliarum... adclericatum deductus, episcopatum suscepit ^ » ; à Angoulême, vers 580, « Maracharius... diu in ipsa urbe usus est comitatu : quo officio expleto, Ecclesige sociatur, clericusque factus, ordinatur episcopus... ^ » Ce que l'Eglise condamnait justement, c'est qu'un laïque, un comte, fût improvisé éYêque : or, le fait est si fréquent à la fin duvi^ siècle, qu'il est impossible de n'y pas voir un dessein suivi des rois francs, un effort réfléchi et persistant pour mettre les évêchés aux mains d'hommes sûrs et « trouver dans la personne une sécurité que n'offrait pas l'institution ^. » En voici quelques exemples, des années 584 et 585, c'est-à-dire du temps même où la Gaule méridionale avait failli échapper aux rois francs : « Innocentius, Gabalitanorum comes, eligitur ad episcopatum (à Rhodez), opitulante Brunichilde regina ^. » — Nicetius est d'abord comte, puis évêque de Dax ^; « Rexdata prseceptionejussit Gundegisilum Santonicum comitem, cognomentoDodonem, episcopum ordinari : gestumque est ita (à Bordeaux) '^. » — « Laban Helosensis episcopus hoc anno obiit (en 585) ; cui Desiderius ex laïco successit ^ ». On y était tellement fait,

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