Greg. Tur., V
Note XXXV, p. 119.
Cette assertion n'a guère besoin d'être prouvée. Bornons-nous à rappeler que, dans l'écroulement de l'empire romain, les envahisseurs germains virent se joindre à eux une tourbe flottante d'hommes sans aveu (Fustel de Goulanges, p. 472). — Les Normands, au ix" siècle, rencontrèrent des auxiliaires tout pareils ; — le fléau des grandes Compagnies, au xiv*' siècle, est avant tout, sans doute, la conséquence de l'organisation militaire du temps, mais aussi de l'impuissance du pouvoir central : dès que le gouvernement se raff'ermit, le mal disparaît ou au moins s'atténue (Charles V).
Note XXXVI, p. 121.
Les actes de ce concile se trouvent dans un manuscrit delà bibliothèque d'Alby (n. 2).
Ce manuscrit, d'après les auteurs de VHistoirc de Languedoc, contient :
1" Plusieurs conciles, une chronique des papes, une division de la France, et une collection de canons qu'on croit être celle de Denis-le-Petit ;
2° A la suite de ces diverses pièces, une note ainsi conçue :
« Ego Perpetuus, quamvis indignus presbyter, jussus a Domino meo Didone, urbis Albigensium episcopo, hune librum canonum scripsi post incendium civitatis ipsius. Hic liber recuperatus fuit, domino auxiliante, sub
die VIII kal. Augusti, anno un regnantis Domini nostri Ghilderici régis » ;
3° Après cette note, les actes du concile tenu au Garnomum castrum, sur la Garonne, dans le diocèse de Bordeaux.
Traduisons d'abord la date ci-dessus « le viii des calendes d'août, la quatrième année du règne de Ghildéric.
On peut entendre le règne de Ghildéric de deux façons, soit à partir de l'année 660 où il devint roi d'Austrasie, soit à partir de l'année 670 où il réunit tout l'empire franc sous sa loi.
Dans le second cas, si l'on admet avec VAi^t de vérifier les dates ^ que Glotaire III mourut en juillet 670 et si l'on suppose que sa mort eut lieu avant le 25 juillet, — le 8 des calendes d'août de la quatrième année du règne de Ghildéric correspondrait au 2S juillet 673, c'est-à-dire aux premiers jours de cette quatrième année. Mais ce calcul est trop strict; pour peu, en effet, que Glotaire III fût mort du 25 au 31 juillet 670, le 25 juillet de la quatrième année de Ghildéric ne tomberait qu'en 674, dix mois après la mort de ce prince (assassiné en septembre 673). Que sera-ce si l'on admet avec M. J. Tardif^ et plusieurs chronographes que Glotaire III ne mourut qu'en 671?
Il est beaucoup plus simple de se rappeler que Ghildéric II devint roi d'Austrasie en 660 (avant le 6 septembre ^), — que la cité d'Alby faisant partie de l'Aquitaine austrasienne dut lui revenir (v. p. 69), — et qu'il