Longuerue, ap. Bouq., III
est tout naturel qu'on ait compté dans cette ville, dès 660, par les années de son règne. C'est le contraire qui devrait nous surprendre. Le 8 des calendes d'août de la quatrième année de Ghildéric tomba donc, à Alby, ou le 25 juillet 663 ou le 25 juillet 664.
Remarquons maintenant que cette date est celle du jour où la compilation du prêtre Perpetuus fut « recouvrée », ce n'est nullement celle du concile de Bordeaux, comme l'ont cru presque tous les chronographes ' . D'abord nous avons montré (p. 121) que ce concile a dû forcément se tenir entre 670 et 673, il est donc postérieur de six ans au moins à la date établie ci-dessus. De plus, la description même qu'on nous donne du manuscrit prouve que la note du prêtre Perpetuus se rapporte aux documents qui la précèdent, non aux actes du concile qui la suivent comme en appendice.
M. A. Molinier, dans la nouvelle édition de VHistoire de Languedoc 2, dit que l'écriture de ce manuscrit le rapporte tout au plus au ix" siècle et pense, par conséquent, en y voyant inscrite une date du vii% « qu'un copiste de mauvaise foi l'aura antidaté. » Antidaté n'^si pas assez ; du moment qu'on suppose ici une falsification , elle entacherait, non seulement la date inscrite dans la note de Perpetuus, mais encore les actes mêmes du concile ou au moins les deux passages où il est question de Ghildéric et de Lupus. Mais il n'est pas nécessaire de recourir à cette extrémité ; la disposition même des documents du manuscrit conduit plus naturellement à penser qu'un copiste du ix^ siècle aura transcrit la compilation du prêtre Perpetuus, y compris la note finale,