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ligeram ac locupletam vehementer ; quocirca perficcre
îiequaquam absqiic ambigiiitatc valenms n — « Eu-
cher et les siens sont cause que nous ne pouvons jamais
remporter de succès décisifs »
En tout, cas, il est pour nous hors de doute : !p qu'Eueher était évêque d'Orléans en 719; 2° qu'après avoir laissé passer Eudes, il refusa à Charles l'entrée de sa ville; 3" que c'est de ce refus (et peut-être d'autres refus postérieurs) que Charles se vengea en 732, lorsque la victoire de Poitiers, en lui ouvrant toute l'Aquitaine, eut mis Eucher à sa discrétion.
Note XLV, p. 488.
Nous avons placé en 720 ce traité entre Eudes et Charles-Martel, en nous fondant sur le deuxième continuateur de Frédégaire qui, après avoir conté les événements de 719, l'expédition d'Eudes en Neustrie, sa fuite précipitée en Aquitaine, etc., ajoute : « anno insecuto, Garlus per missos suos amicitias cum Eudone duce faciens, ab eo prœdictum Ghilpericum regem cum multis muneribus recepît... »
Voilà qui est formel. Toutefois, l'exact Richter place ce traité en 719 et s'appuie pour cela sur une charte de Charles-Martel, datée du 2 décembre, « régnante Chilperico rege ^ » ; M. Pardessus estime que cette charte, où il n'y a aucune désignation d'année, ne peut être que de décembre 719,. et Richter en conclut que, si Chilpéric II était déjà aux mains de Charles-Martel en décem-
1. Pardessus,. 1. p. 315, n. 509; Peitz, iHpL, L ii. 10, p. 07.
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bre 719, le traité qui le livra est nécessairement de cette année-là et non de la suivante.
Ce raisonnement n'est pas absolument concluant; on sait que Charles-Martel, en 717, avait proclamé roi un Mérovingien vrai ou faux, sous le nom de Glotaire IV, pour l'opposer à Chilpéric IL Mais Glotaire IV mourut dans le courant de 719 (deuxième contin. de Frédég., c. 107). Ne peut-on supposer que Charles, qui croyait utile de ne pas laisser le trône vacant, — témoin l'invention de Glotaire IV, — aura daté ses actes du règne de Chilpéric II, même avant d'avoir ce prince en son pouvoir ^ ?
Du reste, il n'est pas du tout démontré que ce diplôme soit de 719 plutôt que de 720. Le seul argument de M. Pardessus, pour ne pas le mettre en décembre 720, est que Chilpéric II mourut précisément ce mois-là; mais le diplôme est du 2 décembre, « mense Decembri, die IV Non... », et, comme nous ne savons pas le jour précis de la mort de Chilpéric, il y a quatorze probabilités contre une pour qu'elle soit survenue après le 2 décembre, et non avant; la raison de M. Pardessus n'est donc pas péremptoire.
Bien plus, il est fort possible que Chilpéric II ne soit mort que dans les premiers mois de 721 : nous n'avons en effet, sur les limites précises de son règne, que trois données : 1"" nous savons que son prédécesseur, Dagobert II, vivait encore en juin 715 (Gesta abbatum J07itanellensium, Pertz, Scriptores, II, 278) ; 2" nous savons aussi que Chilpéric II régna cinq ans et demi (Gesta Regiim Francorum, c. 53); S*" enfin nous voyons que son successeur, Thierry IV, régnait déjà au 20 mars