‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 17 sur 158 · Ibid., c · texte numérisé non relu

Ibid., c

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en 628, et aurait-il fini, après avoir d'abord saisi tout le trésor paternel, par lui en rendre une partie ? C'est bien peu vraisemblable ; le chroniqueur, qui mentionne avec soin toutes les circonstances relatives aux trésors royaux, n'aurait pas oublié celle-là. Il faut donc admettre que le trésor laissé par Garibert en 630 avait été amassé par lui en deux ou trois ans, sur ses revenus, et cela suppose d'abord un domaine considérable, puis des impôts réguliers assez forts (v. note XI). Le souverain qui frappait des monnaies d'or à Bannassac, avec son nom ^ devait avoir un budget raisonnable. Son pays, après tout, était un des plus riches de la Gaule ; il avait été traversé par les invasions germaniques, mais non dévoré par elles, comme les malheureuses contrées de l'Est. Aussi les Francs, qui l'avaient tant exploité au vi° siècle, ne pouvaient-ils, au vn", en sortir qu'à regret; nous les verrons bientôt revenir.

Garibert mourut en 630 ^, <' laissant un fils en basâge appelé Ghilpéric, qui périt bientôt, tué, dit-on, par la faction de Dagobert. Aussitôt le roi franc réduisit en sa puissance tout le royaume de Garibert ainsi que la Wasconie ; il chargea le duc Barontus de lui apporter le trésor royal de Garibert; mais Barontus, d'accord avec les trésoriers, dissipa le dépôt dont il était chargé s. »

Voilà tout ce que nous savons de la révolution qui replaça, pour quelques années, le bassin de la Garonne sous la domination des Francs. Ges six lignes de Frédégaire nous apprennent cependant que Dagobert avait un

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