Id., c
3. Ibid., c. I3l, 134; cfr. Annales Laiirissenses majores, adann.7G9.
4. Dareste, I, 253: cfr. Grég. de Tours, passîm. .5. Frédéa-.. 58.
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à Dagobert, s'eiiiait chez le roi de Toulouse, emportant avec lui un précieux otage, un fils nouveau-nc de Dagobert, appelé Sigebert. Il semblait qu'une lutte allait éclater; mais tout aboutit à une réconciliation : Garibert se rendit à Orléans (à une entrevue avec Dagobert, évidemment) et là tint l'enfant Sigebert sur les fonts du baptême K C'est au retour de cette entrevue que les chronographes placent l'expédition de Wasconie, qui compléta le royaume aquitain.
Il faut constater ensuite que l'éclipsé de l'épiscopat dans le bassin de la Garonne, qui semble avoir commencé avec les premiers progrès des Wascons (v. plus haut, p. 21), se poursuit sous le règne de Garibort. Nous ne trouvons plus d'évêques en Gévaudan dès 628, à Périgueux dès 629, à Aire dès 630 2. Ces villes sont précisément du royaume de Garibert, et ces dates sont exactement celles de son règne. Cette coïncidence est trop singulière pour être purement accidentelle.
Enfin, nous pouvons supposer que les impôts levés par Caribert étaient assez considérables, car, après deux ou trois ans de règne et les dépenses d'une expédition en Wasconie, il laissa des trésors ^. Or, il n'avait eu aucune part des trésors de son père Glotaire, sur lesquels Dagobert avait fait main basse tout d'abord ^. Nous voyons, il est vrai, que Dagobert, lorsqu'il installa son fils Sigebert roi d'Austrasie en 632, lui remit une part de son trésor « thesaurum quod sufficeret fîlio tradens 5 )) Aurait-il agi de même pour son frère