Ibich, ici., col. 2; Pardessus, II, 22i
pni:Mii:nK skction 71
sez démonstrative, est un diplôme de Clovis III qui, énumérant les rois dont Marseille a dépendu avant lui, nomme Thierry III immédiatement après Ghildéric II. Or, si Thierry III et ses successeurs ont commandé h Marseille, si cette ville, austrasienne auparavant, est devenue une dépendance de la Neustro-Burgondie, il faut assigner une date à ce changement de régime et l'on ne peut guère en trouver d'autre (à moins de supposer gratuitement un interrègne considérable dans cette cité) que celle même de l'avénement de Thierry III en 673. L'autre preuve, tirée de la vie de saint Bonitus, est présentée par Longuerue sous une forme trop peu concluante pour qu'il soit utile de la reproduire. Mais l'ensemble des faits que nous possédons sur l'Auvergne conduit à la même conclusion : c'est Thierry III, qui, entre 680 et 687, confirme la fondation de l'abbaye de Mauzac ^ ; quand Bonitus, en 688, remplacera son frère Avitus sur le siège épiscopal d'Auvergne, ce sera avec l'agrément du roi Thierry III et du maire Pépin -, ce qui n'aurait aucun sens si l'Auvergne fût restée une possession austrasienne, puisque Thierry III n'était rien dans la France orientale, mais s'explique fort bien, si on considère l'Auvergne comme une dépendance neustroburgonde. Or, si l'Auvergne a cessé d'être austrasienne, à quelle date fixer ce changement ? Toutes les vraisemblances nous disent que, pour les différentes possessions austrasiennes dans la Gaule méridionale, la chose dut se faire en même temps ; que si Thierry III remplaça sans interrègne (v. note XXII) Ghildéric II à Marseille, il en fut de même en Auvergne. — Encore un