Bouq., III
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lait : eu G80, à Moissac, dans le diocèse de Gahors, austrasien avant 673, occupé depuis par les armes des ducs de Toulouse, on date encore les actes publics du règne de Thierry III. Nous pouvons donc admettre qu'en 673, après la mort de Ghildéric II, la Provence marseillaise^ l'Auvergne et les provinces qui en dépendaient, — et sans doute aussi le Poitou, — virent la souveraineté, au moins nominale, des rois neustro-burgondes succéder à celle des rois austrasiens.
in. Après 687.
Après la victoire de Testry (687), rien n'est changé par Pépin dans la Gaule méridionale; il laisse dans la dépendance du royaume neustro-burgonde, où il est aussi puissant qu'aux bords de la Moselle, plus puissant peutêtre, les provinces que l'Austrasie aurait pu revendiquer pour elle ; Bonitus, ainsi que nous venons de le dire, reçoit son institution comme évêque d'Auvergne, en 688, du roi neustrien Thierry III et de son maire Pépin; Ansoald, évêque de Poitiers, assiste, en 689, au concile neustrien de Rouen ; dans le Vivarais, cette dépendance séculaire de TArvernie, à Grussol en 691, à Toulaud en 695, on date du règne de Glovis III, roi de Neustrie ; à Marseille, Glovis III fait acte de souverain \ et de souverain vraiment neustrien, car il confirme aux moines de Saint-Denis la possession de certains privilèges à Marseille môme.
Résumons cette longue énumération, peut-être fastidieuse, car nous avons dû trop souvent rappeler des