‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 7 sur 158 · Drnpevi'on, p · texte numérisé non relu

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pouvons croire, ni à cette conquête de la Wasconie telle qu'il nous la dépeint (les faits ultérieurs la démentent), ni à ce duc étranger imposé aux montagnards, — ils ne l'eussent subi que s'ils eussent été complètement écrasés. Nous ne voyons qu'un moyen de concilier les progrès à peu près certains des Wascons et les assertions du chroniqueur sur le triomphe des rois francs en 602 : c'est de supposer qu'il s'agit de la basse Wasconie, et d'admettre que les fils de Ghildebert auront réussi moins à subjuguer la haute Wasconie qu'à imposer aux montagnards, dans les limites du territoire usurpé par eux au nord des Pyrénées, la suzeraineté franque, le tribut et le gouvernement d'un duc galloromain. En paraissant les soumettre, on n'aura fait, en réalité, que consacrer leurs conquêtes dans la Novempopukma (cf. Rollo en Normandie à l'année 912).

En 626, l'établissement des montagnards dans la basse Wasconie, — sans qu'on puisse déterminer encore la limite de l'invasion, — semble un fait accompli, car déjà l'on conspire pour eux, comme on avait fait pour Glovis un siècle auparavant : « Palladius et son fils Sidoc, évoque d'Helosa, accusés par le duc Aigina d'avoir été complices de la rébellion des Wascons, sont exilés ^ » Notons qu'Helosa était la métropole ecclésiastique de la Novempopulana. Quand la capitale en est là, que dire du reste de la province?... Évidemment les Wascons approchent de plus en plus... Cette « rébellion » doit être une prise d'armes toute récente, devant laquelle les Francs auront encore reculé, puisque le chroniqueur ne la mentionne qu'en passant, lui qui a rapporté avec tant de complaisance la pré-

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