‹ Des origines du premier duché d'AquitaineChapitre 84 sur 158 · Ibid., G · texte numérisé non relu

Ibid., G

8 r-id,

MiKMIKI'.i; SKCIION I 1/

qu'il ait cherché à remettre quelque ordre en Burgondie, aide sans doute par Genesius, l'archevêque de Lyon, qui avait été l'archichapelain de Glovis II, Taumônier et le conseiller de la reine Bathilde, qui avait dû probablement le connaître à la cour de Glotaire III, et qui était resté son ami. Deux hommes turbulents, Abbo , évôque-comte de Valence, Desiderius Diddo, . évêque-comte de Ghalon, furent déposés ^, à leur instigation peut-être, et ne le leur pardonnèrent pas. Léodegaire menait l'Eglise d'une main rude ; cet évoque^ neveu d'évêque, prenait parti, non pour le clergé, mais pour l'aristocratie (il n'était sans doute prélat qu'à ses heures, comme Retz). Une riche et pieuse patricienne d'Auvergne, Glaudia, ayant légué une partie de ses domaines à l'évêque Prœjectus, pour ses pauvres et son église (nous avons déjà parlé de ce fait), le gendre de Glaudia, Hector, patrice de Marseille, revendiqua ces biens et porta la cause devant le roi Ghildéric. Léodegaire soutint Hector, obtint de Ghildéric des ordres pour faire comparaître Prœjectus^ à Autun môme, où le roi devait passer les fêtes de Pâques, et, lorsque le' patrice arriva pour soutenir son action, l'évêque lui offrit l'hospitalité, se prononçant ainsi ouvertement pour lui ^. Faut-il se rappeler, à cette occasion, les antiques liens qui existaient entre le Poitou et la Provence ( V. note XVI ) ou la rivalité séculaire des Eduens et des Arvernes? Ge qui est certain, c'est que Léodegaire était hostile à Prœjectus et que l'église d'Auvergne en garda un ressentiment implacable '^. Mais Prœ^

Page 1