Bouq., II
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ejus ^ » Ainsi l'éveque et le comte de Poitiers, Dido et Gerin, aidaient Léodegaire dans son entreprise. Cette famille, alors la plus puissante de la Gaule franque^ faisait roi le moine de Saint-Denis pour régner h sa place et en son nom.
Ébroïn l'emporta, fit périr Leudesius, accabla la grande maison Poitevine qui, depuis dix ans, le tenait en échec ; Léodegaire, assiégé dans sa ville épiscopale, se livra à l'ennemi pour sauver son peuple et eut les yeux crevés; Gerin, avec d'autres seigneurs de son parti, se réfugia chez les Wascons, c'est-à-dire chez le duc de Toulouse 2. On ne sait ce que devint l'éveque Dido ; le chroniqueur anonyme que nous avons déjà cité ^ dit qu'il fut exilé par Ébroïn : « Didonem episcopam avunculum ejus [Leodegarii] exilio damnavit [Ebroïnus]. » Nous craignons fort que ce chroniqueur, qui avait évidemment sous les yeux les Vies de Léodegaire que nous possédons et qui ne les a pas comprises toujours ^, n'ait commis ici une méprise : les biographes de l'éveque d'Autun nous racontent, en effet, ^ que Dido, le persécuteur de Léodegaire, fut, quelques années après, sur l'ordre d'Ébroïn, déposé, exilé, puis misa mort. Mais ce Dido, évêque de Chalon (Desiderius Diddo), est tout autre que le puissant évêque de Poitiers. Du reste, que Dido de Poitiers ait été atteint par Ébroïn ou qu'il ait échappé à sa vengeance, nous savons du moins qu'il ne survécut guère à ces tragiques événements (il devait être bien vieux en 674, s'il exerçait