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déjà l'épiscopat avant 628). La preuve, c'est que saint Philibert, lorsqu'il se rendit en Poitou, du vivant d'Ébroïn, c'est-à-dire entre 674 et 681 (D. Bouquet dit 675), y fut accueilli par l'évoque Ansoald \ parent et successeur de Dido.
Arrôtons-nous. En voyant Poitiers administré pendant près d'un siècle par cette puissante maison de comtes et d'éveques (Dido était évoque avant 628 et Ansoald vivait encore en 689), nous ne pouvons nous retenir de penser aux Villeroi, archevêques et gouverneurs de Lyon il n'y a guère plus de deux cents ans. Mais ce qui nous frappe surtout, c'est le contraste entre le Poitou et l'Arvernie : ni Poitiers ni Glermont ne regardent du côté de la Garonne, où naît et grandit le nouvel Etat aquitain ; mais l'Auvergne, suivant une tradition séculaire, semble s'enfermer chez elle ; on ne voit pas qu'elle ait pris aucune part, aucun intérêt aux révolutions que traversait alors la royauté franque ; le Poitou, au contraire, sous la riche et ambitieuse famille qui le conduit, a les yeux fixés au nord ; il se mêle si étroitement aux luttes de la Neustrie et de l'Austrasie que son histoire et la leur ne peuvent se séparer.
§ 3. — Lyon.
Pour compléter ce tableau de l'Aquitaine vers 674, il nous suffira de rappeler qu'il y avait probablement dans les Gévennes, au voisinage de la Septimanie (Gévaudan, Uzége ?...), des chefs locaux indépendants (v. p. 126-127) ; que le Velay, où la liste épiscopale ne