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Un certain nombre d'auteurs, Lallemand, Cruveilhier (1855) et Virchow (1856), en particulier, ont observé des concrétions osseuses qui indubitablement s'étaient développées aux dépens de fausses membranes déposées sur la face interne de la dure-mère. Ils ont retrouvé ces fausses membranes sous diverses formes, à des degrés divers d’évolution, soit à l’état fibreux, cartilagineux. Enfin très fréquemment les fausses membranes en voie d’organisation ont été le siège d’hémorrhagie méningée. C’est à cet ensemble de lésions dont le caractère principal est l’altération de la dure-mère et la fragilité des néo-vaisseaux que Virchow a donné le nom de pachyméningite. Plus tard on a spécifié sa nature en la dénommant pachyméningite interne ou hémorrhagique. La thèse de Deligny, inspirée par Langlet, en offre d’indiscutables exemples.
D'autres auteurs ont vu des plaques osseuses existant à la surface externe de la dure-mère et à l'ordinaire rattachées plus étroitement à la face interne du crâne qu’à la méninge. En même temps, ils observaient une inflammation plus ou moins accentuée de la voûte crânienne même. Ces faits ont été très nettement observés : ils sont absolument indiscutables ; il s’agit de pachyméningite externe.
D'ailleurs ces faits pathologiques se rapprochent beaucoup des expériences et des observations cliniques faites par MM. Chipault et Berezowsky (1).
Ces auteurs ont démontré par des faits expérimentaux observés chez des chiens, des chats, des lapins :
(1) Du rôle ossificateur de la dure-mère ; conséquences au point de de vue de la technique des interventions cranio-encéphaliques. Académie de médecine, 11 avril 1899.
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‘4° Que la dure-mère prenait une part considérable à l’ossification des pertes de substance crânienne ;
2° Que les changements de rapports topographiques s'opposent à sa propriété ossificatrice.
Les faits cliniques démontrent que dans les trépanations où la dure-mère a été conservée intacte, l’oblitération osseuse de la perte de substance se produit sur toute sa surface ; qu’elle se produit en partie, si la dure-mère a été conservée partiellement ; qu’elle ne se produit pas, si elle a été détruite.
Ce travail a été l’objet d’un rapport du professeur Cornil (1).
L'ossificalion ne se fait pas dans les points où la duremère à été enlevée.
Là, au contraire, où la dure-mère est restée intacte, on trouve déjà au huitième jour un début d’ossification ; si l’on examine la plaie, on voit des ilots de tissu osseux de nouvelle formation moins transparents que le reste des tissus. Au 25° jour, le tissu osseux nouveau couvre tout le fond de la plaie.
Histologiquement, on voit déjà au quatrième jour un commencement d'ossification.
Si la dure-mère était intacte, elle se recouvre de caillots de fibrine, traversés par des cellules et des vaisseaux de nouvelle formation qui se développent dans les portions superficielles de la dure-mère.Celle-ci est épaissie même à une certaine distance de la trépanation.
Les mêmes processus se remarquent aussi dans les canaux veineux du diploë.
(1) Académie de médecine, 18 avril 1900.
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