OSTÉOPÉRIOSTITE DU SACRUM, DE LOS ILIAQUE ET DE LA DERNIÈRE LOMBAIRE
Femme de 33 ans. Volumineux abcès par congestion dans la gaine du psoas à la racine de la cuisse. La malade avait sa tumeur depuis huit mois, quand elle entra à l’hôpital. Après vingt mois de repos et de traitement général, la tumeur avait diminué de moitié.
Ces deux observations sont favorables à l’abstention chirurgicale. Mais la première, la plus importante est unique ; la seconde moins concluante. « Il y a, dit Desprès, un critérium infaillible pour indiquer l'abstention. Tout abcès par congestion qui reste stationnaire et n’augmente pas au delà de certaines limites et que recouvre une peau saine ne doit pas être ouvert. A plus forte raison, si l'abcès dimi-
nue, il faut absolument se garder d’y toucher, l'abcès se transforme en un kyste susceptible de s'atrophier. » On pourrait aider cette résorption par des ponctions capillaires. Mais nous ne connaissons pas chez l’adulte de succès dû à cette méthode.
On sait que ces derniers temps ces préceptes ont été abandonnés ; que l’excision des abcès froids ne présente plus la même gravité, qu’il y a quelques années à peine : on intervient dans le mal de Pott; plus justement dans les ostéites du bassin.
On a d’ailleurs presque toujours la main forcée ; le pus tend à trouver une issue au dehors, et c’est le plus souvent avec des fistules que les malades se présentent. La seule indication est alors le drainage le plus complet, associé à la plus rigoureuse antisepsie.
C’est croyons-nous à l’ouverture et à la désinfection de nouveaux foyers purulents qu’il faut attribuer l’amélioration immédiate et la défervescence que cause chaque intervention dans les ostéites profondes du bassin, qu’il s’agisse d’un drainage, d’une trépanation ou d’une résection. Nos observations qui concernent ces modes de traitement, prouveront assez ce que nous avançons ici.
Nous citerons à ce sujet l'observation suivante empruntée à l’illustre auteur De la suppuration et du drainage chirurgical .