AGE. OVAIRE DROIT. OVAIRE GAUCHE
Long. Haut.. Épaiss Long. Haut. Epaiss,
13 ans 25ram 16 8 22 13 10
Moyenne.... 29,6 15 10 25 14 9,3
A s’en rapporter aux chiffres consignés dans ce tableau, l’ovaire poursuit sa progression ascendante, et son accroissement porte tout à la fois sur la couche ovigène et sur la portion bulbeuse. La longueur ou le diamètre transversal reste stationnaire ou augmente à peine de quelques millimètres, mais
les autres diamètres doublent et même triplent detendue, en s’en reportant à la moyenne constatée à la naissance. Conjointement, le poids s’élève d’une façon notable et atteint 4gr, 50 et même 5gr,25.
E. Menstruation. — Sous l’influence de la menstruation et de sa répétition périodique, les ovaires se modifient, augmentent de volume et semblent, au moment même de la ponte ovulaire, atteindre à leur apogée de croissance. Plus loin, on étudiera la manière d’être de ces organes pendant l’espace intermenstruel; pour le présent, on s’en tiendra à l’appréciation de leurs diamètres pendant la durée de l’écoulement hémorrhagique.
Comme chacun le sait, il y a alors fluxion, congestion physiologique, gonflement de l’organe, augmentation de ses divers diamètres, au point que le volume en est doublé et môme triplé. L’ovaire qui n’est point le siège de la rupture vésiculaire ne paraît point participer au mouvement fluxionnaire, ou n’y participer que d’une façon presque insensible ; aussi m’a-t-il paru devoir être choisi comme terme naturel de comparaison. Cependant, il n’est pas d’une exactitude irréprochable, car il est rare qu’il y ait égalité parfaite entre ces deux organes, et il y a le plus souvent, ainsi qu’en fait foi notre tableau Y, une différence, soit en plus, soit en moins, de quelques millimètres ; mais, abstraction faite de ces légères oscillations, qui ne modifient que sensiblement le résultat, son adoption m’a paru préférable à tout autre terme, et notamment aux chiffres tirés de moyennes. Ceux-ci, pour être mathématiquement exacts, n’en sont pas pour cela plus rigoureux ; au contraire, à raison de l’écart considérable qui sépare les maxima des minima, ils sont en général plus éloignés de la vérité que les chiffres fournis par la mensuration de l’ovaire opposé. Sous le bénéfice de ces remarques préliminaires, nous allons donner les chiffres recueillis dans nos observations personnelles, fout en regrettant de n’avoir pu les contrôler par l’apport de faits étrangers. Nous en avons cependant dépouillé un bon nombre, mais pour aucun nous n’avons relevé de mensuration ; on s’accorde, il est vrai, à signaler l’augmentation de volume sans entrer dans les détails indispensables en pareille matière.