OVAIRE GAUCHE
d’ordre
Long.
Haut.
Épaiss.
Long.
Haut.
Épaiss.
Fièvre typhoïde. . 22 ans.
Petite vérole. ... 18
Pneumonie 28
Choléra 23
Pneumonie 30
Dysenterie aiguë. 25
Méningite 34
Phthisie 28
Pneumonie 36
Érysip. de laface. 35
Fièvre typhoïde . . 26
Choléra 21
Pneumonie 28
Phthisie 30
Fièvre typhoïde . . 24
Lésion traumat. . 22
Hépatite aiguë .. . 27
Pneumonie 26
Fièvre typhoïde. . 24
Totaux. ....
Moyenne
Sauf deux cas de phthisie conservés à raison de la rapidité du dénoûment, ce tableau renferme des maladies aiguës terminées brusquement par la mort. On le comprend, ce choix a été fait avec intention : on a voulu écarter l’influence exercée sur les organes par les maladies chroniques, et échapper aux erreurs d’appréciation dont la matière est susceptible. Sans se flatter d’y être complètement parvenu, on résume dans les conclusions suivantes les données capitales auxquelles on est arrivé :
1° L’âge plus ou moins avancé, et par suite le plus ou moins de menstruations, comme aussi le plus ou moins de grossesses, sont sans influence
sur le volume des ovaires. Ainsi, le sujet inscrit sous le n° xxn, vierge et réglé seulement depuis quatre ans, avait les ovaires plus développés que celui inscrit sous le numéro xi, qui réglé depuis lage de 15 ans avait eu six grossesses ;
2° Les maxima sont : pour le diamètre transversal de 45mm, pour le diamètre vertical de 22mm, pour le diamètre antéro-postérieur de 19mm;
5° Les minima sont de 25mm pour le diamètre transversal, de 12 pour le diamètre vertical, de 8 pour le diamètre antéro-postérieur ;
4° La moyenne diffère pour chaque ovaire: à droite, la longueur est de 56mm,5, la hauteur de 18, l’épaisseur de 15,7 ; à gauche, la longueur est de 55mm, la hauteur de 16,7 et l’épaisseur de 15,1.
En regard de ces résultats, basés sur 44 mensurations rigoureuses, aussi exactes que possible, — j’ai élagué celles qui donnaient seulement deux diamètres ou qui se taisaient sur l’ovaire opposé, se bornant à l’apprécier approximativement ; — j’ai réuni dans un dernier tableau celles relevées dans les auteurs. Avant de les exposer, on fera remarquer que ces moyennes laissent ignorer, d’une part le nombre des mensurations, de l’autre l’ovaire qui a servi pour l’étude. Malgré l’absence de ces renseignements, qui peuvent expliquer certains écarts, on a cru intéressant de les faire connaître, afin d’embrasser tous les documents relatifs à la matière, et de contrôler dans une certaine mesure les résultats obtenus. ( Voir le Tableau VI à la page suivante.)
Quant au poids, débarrassé du ligament large, des vaisseaux, l’ovaire offre des variations pour le moins aussi marquées que celles présentées par chacun de ses diamètres. De Graaf, Meckel, Cruveilhier, fixent le poids moyen à une drachme et demie (6 grammes); Moreau (de la Sarthe), Murat, Sappey, Joulin, Beaunis et Bouchard, indiquent de 6 à 8 grammes; lourdes ( Dict . Encycl. des scien. mêd ., tom. Il, pag. 169) de 6 à 10 grammes. Sur 22 ovaires examinés par Chéreau (Mém. pour servir à l’histoire des maladies des ovaires , pag. 9. Paris, 1844), cinq pesaient 5g,',60.