OBSERVATION XXX
Fæmina erat cujus vulva ab aliarum fæminarum vulvis nihil peculiare et diversum habebat : et matricis colli portio prominebat , vel matricis collo simile. Matrix autem nulla aderat in ab domine , neque vasa seminaria, neque testes; et quoties cum viro coïbat — coïbat autem sæpc — mirandum in modum conquerebatur. [Realdi Colombi; De Reanatomica. Parisiis 1562, lib. xv, pag. 495.)
Ce fait, reproduit par Franck de Franckenau, par Morgagni, Lieutaud et une foule d’autres, a été dans ces derniers temps l’occasion d’une singulière erreur de traduction ; s’appuyant sur le texte, si précis dans son laconisme, MM. Kussmaul, Gintrac et Leudet ont admis l’existence d’un tronçon de col utérin. Indépendamment des raisons embryogéniques qui eussent dû leur faire suspecter celte interprétation , ils n’avaient qu’à se reporter à la page 445 du même auteur , ou à son défaut aux ouvrages d’anatomie publiés au xvi6 et au xvne siècle, pour voir que les termes collum matricis , cervix matricis, collum uterinum , étaient employés indifféremment comme synonymes de vagin. Sans même pousser aussi loin leurs recherches, ils n’avaient qu’à consulter l’article Vagin du Dictionnaire des sciences médicales , pour trouver inscrite celte remarque, sans laquelle les auteurs ayant écrit en latin ne sauraient être compris.